
Marine Le Pen a rappelé, ce vendredi 7 mars dans Le Figaro, sa position au sujet de la guerre en Ukraine. Quelques jours après le discours très commenté d’Emmanuel Macron, la patronne du RN à l’Assemblée nationale a présenté son programme pour la paix.
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La parlementaire a commencé par revenir sur le discours du chef de l’État, diffusé ce mercredi 5 mars. « [Il] a été le président du désarmement de notre souveraineté, et voilà qu’il découvre aujourd’hui le sujet. [Il propose] de passer d’une soumission aux États-Unis à une soumission à l’Union européenne », cingle-t-elle.
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Marine Le Pen rejoint la position de l’ancien Premier ministre, François Fillon, au sujet de la menace russe. Pour elle, Moscou ne constitue pas la menace principale qui pèse sur la France. « Je partage totalement [son] avis : le fondamentalisme islamiste reste la première des menaces. Si au bout de trois ans, la Russie a du mal à avancer en Ukraine, il y a peu de chances pour qu’elle ambitionne de venir jusqu’à Paris. »
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Ne pas confondre « les pays d’Europe » et l’UE
Dénonçant les caricatures qui sont faites de la Russie et de Vladimir Poutine, Marine Le Pen reste néanmoins critique quant à l’arrêt « brutal » de l’aide américaine à l’Ukraine, décrétée par Donald Trump. Ce dernier a cependant le mérite de « tenir ses promesses », salue Marine Le Pen.
« Nous sommes les mieux placés pour pouvoir parler avec Donald Trump, car nous parlons la même langue que lui, celle de la défense des intérêts nationaux. Il défend les intérêts des États-Unis, et nous défendrons les intérêts de la France », argumente la première opposante à Emmanuel Macron.
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Cette dernière dit « craindre » que la paix en Ukraine se fasse sans la France, mais refuse catégoriquement tout projet d’armée européenne, qui aboutirait à une « gouvernance commune », guidée par Ursula von der Leyen. Marine Le Pen ne mâche pas ses mots au sujet de l’UE, qu’elle qualifie de « serial pilleur » : « Il ne faut pas confondre les pays d’Europe et l’Union européenne. L’UE […] profite de chaque crise pour s’attribuer de nouvelles compétences. »
Enfin, Marine Le Pen a évoqué dans les colonnes du Figaro la politique intérieure de la France. Si elle reconnaît ne pas croire en une démission prochaine d’Emmanuel Macron, elle est certaine qu’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale aura lieu. « Et de nouvelles législatives sont inévitables. En tout cas, je le souhaite dès que cela sera possible », a-t-elle assuré.
Dissolution et élections présidentielles
Le 31 mars prochain, la justice rendra son verdict dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Rassemblement national. Marine Le Pen est menacée d’inéligibilité, ce qui l’empêcherait de se présenter à la prochaine élection présidentielle.
« Je n’y pense pas du tout. Je me considère totalement innocente des faits qui me sont reprochés. Quoi qu’il en soit, nous avons une chance incroyable au RN, c’est que nous sommes deux », déclare la femme politique, qui regarde l’avenir avec confiance et optimisme. « Je serai donc sa successeur [d’Emmanuel Macron] », conclut la patronne des députés RN.
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