
Ce samedi 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le parti Union des droites pour la République (UDR) va déposer une proposition de loi afin que l’État indemnise immédiatement les femmes violées par un individu sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a appris le JDD.
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Les élus du parti d’Éric Ciotti comptent bien profiter de leur niche parlementaire pour faire adopter cette mesure. Actuellement, « les victimes de viols doivent attendre plusieurs années avant d’être indemnisées », dénonce les parlementaires, rappelant qu’en plus des conséquences physiques et psychologiques, le viol a un coût financier important. Entre les frais juridiques, administratifs et psychologiques, celui-ci s’élèverait, en moyenne, à environ 35 000 euros.
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La situation est jugée inadmissible par les députés UDR, qui exigent que l’État assume sa responsabilité, et ce, « sans attendre l’issue du procès », qui peut parfois durer plusieurs mois. Le raisonnement du parti d’Éric Ciotti est simple : si une personne sous OQTF est encore sur le sol français, c’est en raison des failles de l’État et de ses difficultés à faire appliquer la loi.
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Dès lors, selon les parlementaires alliés au RN, il revient à la France de payer le prix de cette impuissance en versant rapidement une indemnité aux victimes. Pour rappel, en 2024, sur 140 000 OQTF délivrées, 20 000 personnes seulement ont été expulsées.
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