
« Intifada ! Intifada ! », « Pas de quartiers pour les fachos », « À bas l’État, les flics et les fachos »… Voici ce qu’il était possible d’entendre dans la bouche de manifestants réunis à une marche nocturne féministe vendredi 7 mars à Paris. À l’appel notamment des collectifs Urgence Palestine et Samidoun – ce dernier étant considéré comme terroriste par plusieurs pays – 3 500 personnes se sont rassemblées à la gare de l’Est vers 19h30 pour commencer cette marche en direction de l’Hôtel de ville. À la veille de la journée des droits des femmes du 8 mars, le but de cette marche nocturne était de dénoncer les discours « anti-LGBTQI », « racistes » ou « colonialistes », selon les organisateurs.
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Drapeaux palestiniens et journalistes exfiltrés
Des appels à l’intifada et des slogans anti-police ont été scandés et des drapeaux palestiniens ont été brandis par des manifestants au visage parfois dissimulés par un keffieh. Des journalistes, dont ceux de CNews, ont également été reconnus puis chassés du cortège.
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Le rassemblement avait pourtant été interdit par la préfecture de police de Paris mais, l’arrêté a été suspendu in extremis par le tribunal administratif de Paris en début de soirée vendredi. La justice a estimé que « les risques de troubles à l’ordre public invoqués [par le préfet] ne sont pas suffisamment justifiés ». La manifestation s’est terminée vers 22 heures. Des tags et quelques dégradations ont été commises.
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Des élus RN demandent la dissolution d’Urgence Palestine
Les appels à l’intifada ont choqué sur les réseaux sociaux. Une partie de la droite a réclamé la dissolution du collectif Urgence Palestine. « Pour la journée internationale du droit des femmes (ce samedi 8 mars, NDLR), il serait bon de dissoudre l’association Urgence Palestine », a estimé sur X le député du Rassemblement national (RN), Sébastien Chenu. Même son de cloche pour son collègue Julien Odoul qui juge « urgent » de dissoudre le collectif. L’eurodéputé RN et ancien policier, Matthieu Valet, a lancé le même appel : « Il faut dissoudre Urgence Palestine, Samidoun ou la jeune garde : tous ces gauchos antifas ne sont pas là pour la France ! »
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