Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau (LR), s’est prononcé pour un allongement de la durée de rétention, qu’il souhaite faire passer à dix-huit mois, contre trois actuellement. « Les Français ne peuvent pas comprendre qu’une personne condamnée pour apologie du terrorisme, qui soit frappée d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) et qui ait un profil psychiatrique, soit en liberté », a-t-il expliqué sur RTL, en référence à l’attaque terroriste du 22 février à Mulhouse. Un homme était décédé, tué par un Algérien que son pays d’origine avait refusé à plusieurs reprises d’accueillir.
Le ministre de l’Intérieur souhaite s’aligner sur une directive européenne qui permet de porter le délai de rétention jusqu’à dix-huit mois, au maximum. « C’est ce que pratique l’Allemagne » explique-t-il. « Un texte va être discuté au Sénat. Nous avions prévu au départ d’aligner le droit pour les individus les plus dangereux sur le régime terroriste, jusqu’à 210 jours. Je pense qu’il faut aller au-delà ».
Invité de Thomas Sotto et Amandine Begot sur RTL matin, il a notamment souligné que « le risque zéro n’existe pas. Mais à chaque fois qu’on constate qu’il y a des trous dans la raquette, on doit changer la raquette. L’Etat de droit ne doit pas être le prétexte quand on doit changer le droit. Quand le droit ne protège pas les Français, on change le droit », a-t-il notamment évoqué.





