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«Marche contre la haine» : démonstration ratée pour la gauche



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23 Mar 2025
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«Marche contre la haine» : démonstration ratée pour la gauche
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Société

Lara Tchekov et Geoffroy Antoine
22/03/2025 à 22:05

La manifestation du 22 mars à Paris.

« Nous sommes la nouvelle France », pouvait-on lire sur les pancartes brandies, hier, place de la République. Mais de quelle France parle-t-on ? Une France debout « contre l’extrême droite », qui, aux cris de « Siamo tutti antifascisti », a répondu à l’appel lancé par La France insoumise et de nombreuses organisations de gauche. Parmi les initiateurs : la LDH, Attac, La Cimade, la CGT, la FSU, Femmes Égalité, le Gisti, le Mrap, Oxfam, SOS Racisme, Solidaires, ainsi qu’un large éventail d’associations, de collectifs citoyens et de partis de gauche. Le cortège comptait notamment le rappeur Médine, plusieurs élus des partis de gauche (PS, PCF, EELV, LFI), Rima Hassan, reconnaissable à son keffieh porté en bandoulière en guise d’écharpe d’élue, ainsi que la militante décoloniale Assa Traoré.

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Ça devait être une manifestation contre le racisme, c’est devenu une manifestation contre l’extrême droite et le gouvernement. Au sein du cortège, la convergence des luttes battait son plein : banderoles « Israël assassin », drapeaux palestiniens, libanais, kanaks ou algériens, le tricolore, lui, était introuvable ;  portraits du terroriste palestinien Georges Abdallah, ancien membre du FPLP, slogans en cascade tels que « Soutien à tous les immigrés » ou encore « Par nos luttes, censurons le pouvoir des milliardaires ». En tête de cortège, un étudiant lance : « Je suis venu ici pour lutter contre les ultras riches et l’atmosphère anxiogène, qui ne nous permet plus de communiquer. » Mais à qui en revient l’origine ? Il poursuit : « Je me bats pour les minorités opprimées et culturellement non reconnues. D’ailleurs, leur culture se perd face à la culture française impérialiste. »

« On voit bien comment il y a aujourd’hui globalement une forme d’offensive réactionnaire contre les étrangers et leurs enfants, contre les musulmans, comment on voit la remontée des nombres d’actes racistes et antisémites », a dénoncé Dominique Sopo, le président de SOS Racisme. Ainsi, c’est « l’heure de la riposte », proclament les organisateurs, déterminés à répondre au « rouleau compresseur de l’extrême droite ». Une formule martiale, qui ravive les souvenirs d’une autre époque : celle des grandes mobilisations contre le Front national, dans les années 1990 ou 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen atteint le second tour de la présidentielle. À l’époque, les cortèges dénonçaient le racisme du fondateur du Front national, mais aussi ses dérapages antisémites. Trente ans plus tard, les figures de ce même camp battent à nouveau le pavé. Mais cette fois, au nom d’un front commun contre « toutes les haines », et d’une volonté affichée de ne pas « diviser les luttes », ils défilent aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, dont les ambiguïtés et les dérives au sein de son mouvement sur la question de l’antisémitisme ne sont plus vraiment un secret. La cause semble pourtant reléguée au second plan. Benoît, 64 ans, est venu manifester, comme « à chaque fois qu’il faut marcher contre l’extrême droite », professe-t-il au JDD. Pour lui, « le RN incarne l’idée même du racisme et de l’antisémitisme ». Mais quid de Jean-Luc Mélenchon ? « Un homme droit, à qui l’on accole un récit médiatique qui voudrait le faire passer, à tort, pour un personnage antisémite. »

À Paris, la manifestation n’a pas eu le succès escompté. À peine plus de 20 000 protestataires selon la préfecture

L’antisémitisme, pourtant, ne semble plus faire partie de la lutte contre « toutes les haines ». En témoignent ces scènes, sur le boulevard Beaumarchais, où des manifestants arrachent les portraits d’otages israéliens kidnappés par le Hamas, collés sur les vitrines. « Il n’y a pas d’otages », lâche, agacé, un sexagénaire occupé à en déchirer une. « Les juifs, ce ne sont pas les Israéliens », ajoute une passante. « Le problème, c’est le sionisme. » À écouter les manifestants, nombreux sont ceux qui reconnaissent une « erreur » du tribun des causes justes… sauf quand elles ne l’arrangent pas. L’affiche caricaturant Cyril Hanouna ? « C’était pas très futé », tranche un militant LFI. Avant de nuancer : « Si on parle de position d’un ordre social qui prône l’antisémitisme, LFI ne se trouve pas dans cette catégorie, c’est plutôt à l’extrême droite. » Même gêne chez une militante croisée quelques mètres plus loin : « Je me détache de LFI, je parle en tant que citoyenne : cette affiche, c’est honteux. »  Avant de nuancer, elle aussi : « Même si Hanouna, c’est la quintessence de la honte. » LFI antisémite ? « Certainement pas. Mais je pense qu’il y a eu une erreur de communication. »

Le Sionisme, Israël, Donald Trump ou Emmanuel Macron, tous en prennent pour leur grade. « Il existe une internationale fasciste », explique Lucie, qui vient de fêter ses 20 ans, et qui dit « craindre pour son avenir ». « On ne peut pas laisser l’extrême droite nous voler notre jeunesse et briser nos rêves de liberté ! », poursuit la jeune femme. Briser quels rêves ? Lucie n’a pas le temps de répondre. En dansant, elle rejoint la foule qui chante, en cœur, « policiers, enculés ! »

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À Paris, la manifestation n’a pas eu le succès escompté. À peine plus de 20 000 protestataires selon la préfecture. C’est deux fois moins que pour la journée internationale du droit des femmes, qui s’est déroulée deux semaines auparavant. Sans heurts notables la majeure partie de la journée, la situation a fini par s’envenimer en fin d’après-midi. Concentrés à l’avant du cortège, des éléments radicaux, rassemblant militants antifascistes et pro-palestiniens, ont été coupés du défilé par une charge de CRS. Isolés de la manifestation principale, la tension est progressivement montée, jusqu’à aboutir à de violents affrontements entre forces de l’ordre et protestataires. Jets de pavés, bouteilles en verre, poubelles incendiées ou fumigènes, une pluie de projectiles s’est abattue sur les policiers. La réplique a été immédiate, avec plusieurs charges de CRS ponctuées par des tirs de grenades lacrymogènes. Une répression policière suffisamment violente pour dissuader les manifestants de reprendre les hostilités. Dispersés, les derniers militants ont fini par quitter les lieux, laissant derrière eux des rues jonchées de détritus et de graffitis. Sur la place de la Nation, destination finale du cortège, les drapeaux palestiniens flottent sur le Triomphe de la République, la sculpture construite par Jules Dalou pour commémorer l’avènement de la République française. Ironie du sort, une militante communiste distribue ses derniers tracts, sur lesquels on peut lire : « Que la France crève, crève et recrève. » Drôle de mobilisation contre la haine.

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