
Est-ce qu’une femme est définie par ses chromosomes, ses organes reproducteurs ou bien par son genre, cette construction de l’identité qui serait imposée par la société ? La question n’en finit pas d’hystériser nos sociétés occidentales, repues, oisives, en mal d’idéaux et en prise aux délires wokistes qui promettent la damnation à tous ceux qui osent affirmer qu’il n’existe pas d’identité de genre et qu’une femme reste une femme, même si elle peut entamer une transition pour devenir un homme.
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La Cour suprême britannique vient de trancher : la définition légale d’une femme est liée à son sexe biologique. Et non à son genre. C’est une façon claire de protéger les droits des femmes. Il a fallu quatre ans de bataille juridique entre le gouvernement écossais et l’association féministe For Woman Scotland pour arriver à ce résultat. En 2022, le gouvernement écossais a voté une loi pour favoriser le changement de genre sans avis médical dès 16 ans. N’importe qui pouvait ainsi se déclarer transgenre sans le moindre contrôle. Le gouvernement conservateur de Londres a fini par s’y opposer.
Sous la pression de l’opinion publique, les transferts de prisonniers transgenres dans des établissements pour femmes ont été interrompus en 2023 à la lueur du profil d’un individu de 31 ans condamné pour deux viols sur des femmes et qui avait obtenu le statut de… femme. La décision de la Cour suprême devrait s’appliquer aux vestiaires et aux compétitions sportives, aux hôpitaux et à tous les lieux non mixtes.
« Nous assistons aujourd’hui à un mouvement de rééquilibrage salvateur après des années d’excès »
Doit-on voir un « effet Trump » dans la décision des magistrats de la plus haute instance juridique britannique ? Peu probable puisqu’il s’agit d’un jugement sur le fond motivé après des années de débats et qui précise bien que rien ne change dans la protection des personnes transgenres contre les discriminations ou le harcèlement. Une protection nécessaire puisque cette communauté est malheureusement régulièrement agressée. En France, par exemple, les chiffres du ministère de l’Intérieur montrent une hausse de 13 % des atteintes aux personnes LGBT en 2023. Nombre d’agressions sont liées à la montée de l’intégrisme, à l’islam radical et à l’homophobie pure et simple. Il s’agirait de ne pas l’oublier.
Nous assistons aujourd’hui à un mouvement de rééquilibrage salvateur après des années d’excès. Nombre de pays sont également en train de revenir en arrière sur les transitions de genre pour les mineurs. Et ceux qui appellent à la mesure et à la prudence dans la protection des enfants ou bien des femmes ne sont ni réacs, ni transphobes. Tant pis pour la vision binaire de ceux qui voudraient qu’il y ait d’un côté le camp du bien et de l’autre celui du mal.
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Il est tout à fait possible de respecter les droits des personnes LGBT et de dire que la différence des sexes existe. Que le corps n’est pas seulement un projet médical et qu’il ne peut être déconstruit à l’infini sans incidences sur les individus et la société.
Concernant les femmes, comment protéger leurs droits si elles n’existent pas, si n’importe quel homme peut se revendiquer du sexe féminin avec un simple bout de papier ? Cette décision britannique rétablit pleinement les notions d’« homme » et de « femme » avec un cadre juridique posé. Elle relève du combat féministe.
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