
La crise se poursuit à l’université Lyon-2. Plus d’un mois après l’interruption d’un cours de Fabrice Balanche sous les cris de « sioniste », « raciste » et « islamophobe », le vice-président Willy Beauvallet-Haddad a présenté sa démission ce lundi 5 mai. Dans un courriel adressé à ses collègues, il assure être victime de « harcèlement » et d’une « campagne de dénigrement ».
Publicité
La suite après cette publicité
Selon lui, il est ciblé « en raison de prises de position personnelles relatives à la situation en Palestine et au Liban ». Willy Beauvallet-Haddad avait notamment rendu hommage au chef de l’organisation islamiste du Hezbollah Hassan Nasrallah lors de son décès en septembre dernier. « Il est mort au milieu des siens pour la grande cause (palestinienne et arabe) et il a rejoint le panthéon de nos cœurs et des grands personnages de l’Histoire », a-t-il écrit.
La suite après cette publicité
« N’en déplaise à ses détracteurs, l’Université Lumière Lyon-2 est une belle communauté dont il nous appartient de continuer à défendre l’autonomie et l’identité : diverse, ouverte, tolérante et progressiste », se défend Willy Beauvallet-Haddad dans son courriel. Tout en affirmant continuer à s’engager « avec le cœur et la raison, pour la pleine application du droit international et des droits des humains en Palestine et au Proche-Orient ».
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Cette décision intervient alors que l’université est en proie à de vives tensions depuis l’agression du professeur Fabrice Balanche. Le 1er avril dernier, le spécialiste du Moyen-Orient a été interrompu en plein cours par une vingtaine d’étudiants masqués affiliés au groupe Lyon 2 Autonome. Les militants reprochaient au professeur ses propos sur l’islamo-gauchisme au sein de l’université et ses positions supposées pro-Assad concernant la Syrie. Il s’était également opposé à la rupture du jeûne dans une salle du campus.
Dans les jours qui ont suivi, la présidente de l’université Isabelle von Bueltzingsloewen a tenu des propos qui ont attiser les braises. Tout en condamnant des faits « intolérables », elle a chargé son professeur dans un média local, déclarant ne pas être étonnée que l’incident vise Fabrice Balanche au regard de ses « positionnements sur Gaza ». Des paroles qui ont valu à la présidente d’être la cible de menaces de mort. Des dizaines d’universitaires ont par ailleurs réclamé sa démission.
Source : Lire Plus





