
Fabien Roussel n’a pas mâché ses mots. Invité sur BFMTV ce mardi 6 mai, le patron du PCF a dénoncé le manque de « démocratie à l’intérieur » de La France insoumise. Il a comparé le mouvement dirigé par Jean-Luc Mélenchon à « une secte sous l’emprise d’un couple », après les révélations sur les pratiques internes dans un livre-enquête à paraître ce mercredi 7 mai. « J’ai cru comprendre que les comportements de la direction de La France insoumise se rapprochaient d’une secte sous l’emprise de Jean-Luc Mélenchon et de sa compagne Sophia Chikirou », a précisé le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord).
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« Il y a besoin de beaucoup de démocratie dans le mouvement de La France insoumise mais aussi en France »
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« C’est pas joli à voir », a estimé Fabien Roussel, y voyant « un vrai sujet » pour la gauche, notamment dans la perspective de la présidentielle de 2027. « Il y a besoin de beaucoup de démocratie dans le mouvement de La France insoumise mais aussi en France », a poursuivi le secrétaire national du Parti communiste français, qui affirme que Jean-Luc Mélenchon « n’est pas un bon candidat » ni « un bon choix pour la France ».
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L’ancien député, dont le parti s’est allié à LFI pour les législatives de 2022 et de 2024, n’a jamais caché ses réserves quant à la personnalité de Jean-Luc Mélenchon. Il a rappelé s’être présenté face à lui au premier tour de la dernière présidentielle pour cette raison. Fabien Roussel a également assuré faire « confiance à la démocratie, aux électeurs, aux Français, à ceux qui votent justement pour avoir la lucidité de faire en sorte que, au second tour de l’élection présidentielle, il y ait un candidat d’une gauche sincère, démocratique, république, laïque, qui portera enfin les espoirs d’un vrai changement ».
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En outre, les révélations contenues dans le livre écrit par les journalistes Charlotte Belaïch et Olivier Pérou s’ajoutent aux témoignages déjà recueillis, notamment après l’exclusion lors des dernières législatives de plusieurs anciens proches de Jean-Luc Mélenchon, accusés de s’être opposé aux pratiques internes du mouvement. À l’image de Danielle Simonet, Alexis Corbière, Raquel Garrido, François Ruffin ou Clémentine Autain. « C’est un collage de ragots, de fausses informations, que je prends avec un peu de légèreté […] J’ai détecté à peu près à toutes les pages des informations qui sont inexactes », a de son côté balayé le coordinateur de LFI Manuel Bompard ce mardi 6 mai.
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