
Une irrésistible ascension ? Le réalisateur et journaliste Louis Morin a suivi Bruno Retailleau dans son quotidien, depuis sa première nomination au ministère de l’Intérieur dans le gouvernement de Michel Barnier en septembre dernier. Cette immersion dans la vie du nouvel homme fort du gouvernement est dévoilée ce mardi 6 mai à 21 heures sur CNews.
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Bruno Retailleau aime dire qu’on ne se fait pas seul, que ce sont les autres qui nous font. Le documentaire lève le voile sur ceux qui sont prêts à « mourir pour Bruno Retailleau », selon les mots du directeur de la rédaction de Valeurs actuelles Tugdual Denis, et recueille l’analyse des nombreuses personnalités qui ont suivi l’ascension du Vendéen : Michel Barnier, qui l’a propulsé sur le devant de la scène, son ancien patron au Sénat Gérard Larcher, ou encore son ami Roger Karoutchi.
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Louis Morin a suivi le premier flic de France dans des déplacements et rendez-vous aux quatre coins de la France, du commissariat d’Aubervilliers où le ministre est venu soutenir les forces de l’ordre avant le Nouvel An aux dîners de stratégie à Beauvau. Les thèmes de prédilection du ministre transparaissent : la sécurité des Français, l’immigration, la lutte contre le narcotrafic.
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Le documentaire s’intéresse tout particulièrement au marathon du mois de décembre, de l’accueil du pape François en Corse au déplacement à Mayotte, ravagée par le cyclone Chido. Celui qui ne dort que trois à quatre heures par nuit comprend rapidement qu’au-delà de la catastrophe humanitaire, il convient de se saisir du sujet du droit du sol dans l’archipel. Autre crise majeure abordée : celle avec l’Algérie. À ce sujet, Tugdual Denis révèle la façon dont Bruno Retailleau, sur un lit d’hôpital après une opération à l’œil, a réagi au renvoi raté de l’influenceur Doualemn vers Alger. Le documentaire montre également comment le Vendéen n’a rien lâché sur le dossier Boualem Sansal, qu’il a « fait monter très haut ».
Vêtu d’un pull en laine devant la cheminée qui crépite, Bruno Retailleau livre des anecdotes à ses amis
Impossible, en outre, de faire l’impasse sur l’autre casquette du ministre : celle de candidat à la présidence de son parti, Les Républicains. Louis Morin suit la trace de Bruno Retailleau au QG de campagne, dans ses rencontres avec les adhérents comme lors du meeting de Levallois le 10 avril dernier. L’ancien chef des sénateurs LR confie les hésitations qu’il a eues à ce sujet, sous les yeux amusés de son directeur de campagne Othman Nasrou.
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Décrit comme un homme sérieux, doté d’une grande force de travail, Bruno Retailleau apparaît avant tout comme un homme « enraciné », qui a besoin de « respirer intellectuellement » là où ses journées « s’illuminent », en Vendée.
Le documentaire nous plonge, enfin, dans l’intimité de l’homme politique à son domicile en Vendée. « Celui qui vient de quelque part », selon les mots de Maud Bregeon, accueille sous l’œil des caméras ses amis Philippe et Jean-Marie autour d’une brioche vendéenne et arrosée de café. « Que se passe-t-il dans ta tête quand tu accueilles le pape ? » demande un proche. Vêtu d’un pull en laine devant la cheminée qui crépite, Bruno Retailleau livre des anecdotes à ses amis et lance, amusé, à son compère : « Le pape m’a fait une confidence : “votre ami Philippe, vous pensez qu’on peut le convertir” ? ». L’ancien cavalier du Puy du Fou, qui partage sa passion pour les chevaux avec Gérard Larcher, présente sa ferme, achetée après la mort de son grand-père, et l’ânesse qu’il dresse pour partir un jour sur les chemins de Compostelle.
Celui qui élève des moutons apparaît, également, lors d’échanges avec le candidat à la présidentielle déjà déclaré Édouard Philippe, au Havre en janvier dernier. Les deux hommes pourraient être « complémentaires »,selon les mots des journalistes, voire créer un tandem. Bruno Retailleau, un présidentiable ? L’émission entame en tout cas le récit que le Vendéen pourrait construire avec les Français. Roger Karoutchi considère que si Bruno Retailleau « est le mieux placé, il assumera. S’il ne l’est pas, il ne divisera pas son camp ». Franz-Olivier Giesbert estime, lui, qu’il « peut avoir un destin national ». Affaire à suivre.
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