
Jusqu’où ira l’escalade ? Ce mercredi 7 mai, l’Inde et le Pakistan se sont mutuellement bombardés, faisant au moins 26 morts côté pakistanais et 12 côté indien. S’il demeure – à ce stade – régional, le conflit suscite l’inquiétude de la communauté internationale : il oppose deux États disposant de l’arme atomique. En termes d’arsenal, l’Inde possède environ 172 ogives nucléaires, tandis que le Pakistan en détient près de 170.
Publicité
Si le rapport de force paraît équilibré, il faut toujours regarder de près la doctrine d’emploi des pays qui possèdent le feu atomique. Sur ce plan-là, l’Inde s’est engagée, depuis son obtention, à n’y avoir recours qu’en riposte et à ne pas l’utiliser en premier. Mais le Pakistan ne suit pas cette doctrine et conditionne l’emploi de l’arme nucléaire à des menaces « existentielles ». Parmi elles : une invasion ou un encerclement militaire venant d’un adversaire. Une donnée importante à l’heure où New Delhi bombarde des sites pakistanais…
La suite après cette publicité
Sur le plan des vecteurs, le Pakistan dispose de missiles balistiques terrestres avec une portée d’environ 2 000 km. Mais ce n’est pas tout : Islamabad a adapté ses chasseurs JF-17 Thunder pour transporter le missile de croisière air-sol Ra’ad (Hatf-VIII), capable d’emporter une ogive nucléaire. De son côté, l’Inde dispose également d’une capacité de frappe depuis les airs ou depuis la terre, mais le pays dirigé par Narendra Modi compte dans ses rangs deux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (INS Arihant et INS Arighaat). Chacun est équipé de missiles balistiques mer-sol K-15 (portée de 750 km) ou K-4 (portée de 3 500 km), et confère à l’Inde une capacité nucléaire océanique.
La suite après cette publicité
Selon l’International Institute for Strategic Studies, l’Inde dispose d’une force militaire active de 1,4 million de personnes, soit près du double des 700 000 militaires actifs du Pakistan. D’un point de vue budgétaire, l’Inde consacre environ 1,9 % de son PIB à la défense, ce qui en fait le quatrième budget militaire mondial – avec des dépenses estimées à 81,4 milliards de dollars pour l’exercice 2025-2026. Le Pakistan, quant à lui, alloue environ 2,6 % de son PIB à la défense, avec des dépenses estimées à 11 milliards de dollars en 2022.
Très tôt ce matin, l’armée pakistanaise dit avoir abattu cinq avions indiens dans l’espace aérien contesté, dont trois Rafale français, après une série de frappes indiennes sur son sol. « L’armée pakistanaise a abattu cinq avions de chasse et un drone de combat pour se défendre et répondre à l’ennemi » qui l’attaquait, déclare le porte-parole de l’armée, le lieutenant-général Ahmed Chaudhry. Il précise que « trois Rafale français, un MiG-29 et un avion SU » ont été touchés.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Dans les airs, toujours selon des données de l’International Institute for Strategic Studies, New Delhi dispose de plus de 700 avions de combat, incluant des Sukhoi Su-30MKI, des Mirage 2000 et des Rafale de chez Dassault (36), ainsi que des MiG-29 et des HAL Tejas. De son côté, le Pakistan aligne environ 400 avions de combat, comprenant des F-16 américains, des JF-17 Thunder de fabrication locale, des J-10C chinois et… des Mirage III/V français introduits depuis les années 1960. Sur le plan terrestre, selon Reuters, l’Inde dispose de 3 740 chars de combat principaux et de 9 743 pièces d’artillerie. Le Pakistan, en comparaison, possède 2 537 chars et 4 619 pièces d’artillerie.
Pour rappel, la récente flambée de tensions trouve son origine dans l’attentat du 22 avril dernier, dans le Cachemire indien, qui a coûté la vie à 26 personnes. Des hommes armés ont ouvert le feu sur des touristes à 6 km de Pahalgam, dans la vallée de Baisaran, une zone très prisée, accessible uniquement à pied ou à dos de poney. La majorité des victimes étaient de nationalité indienne. New Delhi a imputé l’attaque à Islamabad, qui a nié toute implication et promis une riposte. Depuis, les deux pays ont instauré des sanctions réciproques et leurs soldats échangent des tirs à la frontière.
Source : Lire Plus





