
Benjamin Haddad tape du poing sur la table. Lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, ce mercredi 7 mai, le ministre délégué chargé de l’Europe s’en est pris aux Insoumis. En cause : leur vote contre la demande de libération immédiate de Boualem Sansal la veille. Le texte a toutefois été adopté avec 307 voix pour et 38 contre.
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« Hier, notre représentation nationale aurait pu envoyer un message clair et unanime à notre compatriote Boualem Sansal, à l’Algérie et au monde pour dire que la France est toujours du côté de la liberté d’expression, de l’universalisme et des écrivains qui se battent pour la laïcité et nos valeurs », a déploré Benjamin Haddad. « Malheureusement, un groupe a fait le choix, une fois de plus, de l’indignité. La France Insoumise a choisi le clientélisme, le communautarisme et le cynisme », a poursuivi le ministre.
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Et de lancer en direction des troupes de Jean-Luc Mélenchon : « Est-ce qu’il ne vous reste pas une once de décence, une once d’humanité, juste pour appeler à la libération d’un homme malade ? ». Avant de conclure : « Je peux vous assurer que le gouvernement sera toujours mobilisé pour avoir une issue humanitaire et obtenir la libération de notre compatriote ».
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Pour justifier le choix de voter contre le texte porté par la députée Ensemble pour la République (EPR) Constance Le Grip, appelant à la libération de Boualem Sansal, les Insoumis ont fait valoir que la « résolution ne se contente pas de demander sa libération ». En outre, selon la députée LFI Nathalie Ozio, cette proposition de résolution « sous couvert de défense des libertés fondamentales attise les tensions politiques entre la France et l’Algérie ».
Pour rappel, Boualem Sansal a récemment fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison ferme en Algérie. Détenu depuis le mois de novembre 2024, il est accusé d’atteinte à l’intégrité du territoire. Les autorités lui reprocheraient des déclarations au média Frontières sur le fait que le territoire marocain aurait été tronqué sous la colonisation française au profit de l’Algérie. Son incarcération mi-novembre a soulevé l’indignation de nombreux responsables politiques et figures des milieux culturels et intellectuels français, dénonçant une arrestation arbitraire et une atteinte à la liberté d’expression.
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