
Dans la soirée du 29 juin 2023, Léo, jeune étudiant, circule à vélo à Saint-Etienne, à proximité de la place de l’hôtel de ville. La France retient alors son souffle : Nahel, jeune adolescent de 17 ans, vient d’être tué par un policier après un refus d’obtempérer et c’est déjà la troisième nuit d’émeutes dans l’Hexagone. Soudain, un groupe d’adolescentes voilées l’encerclent, et le prennent à partie. Les insultes racistes pleuvent. « On m’a traité de sale blanc, de sale Français », témoigne l’étudiant lors de l’audience, racontée par Le Progrès.
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Son vélo lui est alors arraché et volé. Léo tente de se dégager, lorsqu’un second groupe, cette fois-ci, masculin rejoint l’altercation. Un jeune homme, Karim A., s’avance, couteau à la main. Léo recevra quatre coups de couteau avant de s’effondrer, le poumon perforé, relate l’hebdomadaire.
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Sept ans de prison
Deux ans après les émeutes, la justice a rendu son verdict dans cette affaire totalement passée sous les radars. Karim A., 23 ans, a été condamné à sept ans de prison, dont un avec sursis.
Il aura fallu un an aux enquêteurs pour retrouver la trace de l’assaillant. La pluie, ainsi que les violences urbaines, avait effacé les traces de l’agression. C’est finalement grâce aux réseaux sociaux que le filet s’est resserré autour de ce suspect. Ce dernier, originaire de Mayotte, avait gardé le silence durant des mois. L’un de ses amis a même été incarcéré à sa place, sans que cela ne le pousse à se présenter à la police.
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« Je voulais me rendre, mais je venais de sortir de 18 mois de prison. J’ai préféré que les policiers viennent me chercher », a-t-il expliqué à l’audience. Le jeune homme a déjà été condamné à quatre reprises. C’est finalement une dénonciation qui conduira à son identification et son arrestation. Aussitôt interpellé, Karim A. a finalement reconnu les faits.
« Je n’ai pas voulu le tuer »
Glacial, Karim A. s’est montré imperturbable lors de son procès. « Je vois la copine d’un ami se faire pousser. J’avais un couteau sur moi, sans faire exprès », déclare le jeune homme. « Je l’ai poignardé, mais je n’ai pas voulu le tuer ». Une explication qui irrite le président du tribunal : « Pourquoi avoir porté quatre coups de couteau à un inconnu ? ». « J’ai mal réagi », fini par lâcher l’agresseur.
« Quand le groupe a compris que j’avais été poignardé, j’ai entendu : “c’est bien fait.” Puis tout le monde est parti… », a encore témoigné la victime, qui confie s’être « vue mourir » durant cette violente agression.
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