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EXCLUSIF – Bruno Retailleau : «Je veux défendre la France des honnêtes gens»



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10 Mai 2025
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EXCLUSIF – Bruno Retailleau : «Je veux défendre la France des honnêtes gens»
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Un Vendéen en Bretagne, cela relève déjà de la provocation. Et quand ce Vendéen, ministre de l’Intérieur, cite de surcroît Clemenceau à l’aube d’une journée très politique, cela devient quasiment un acte de foi. « Armorique et Vendée, nous sommes le plus pur-sang des Gaules, les fils de ceux qui n’ont pas capitulé devant César. » La formule est du Tigre, prononcée en 1906. Lui aussi, alors, officiait place Beauvau. Ce vendredi, Bruno Retailleau s’en est emparé pour donner le ton d’une journée dense et hautement politique : une caserne inaugurée à Pont-l’Abbé, un futur siège de gendarmerie lancé à Quimper, une vedette nautique baptisée à Quiberon… avant de filer vers Ploërmel, où l’attendaient les militants LR, à quelques jours d’un scrutin interne qui pourrait bien dessiner une trajectoire. « C’est la dernière ligne droite », souffle le ministre, agrippé à la portière de sa voiture qui fend la lande bretonne. Le JDD a embarqué à ses côtés. Pour une interview à bord. L’interroger, non seulement sur ses fonctions régaliennes, mais aussi sur sa vision, ses idées, ses convictions. Et sur cette présidentielle attendue, et dans laquelle il jouera forcément un rôle, reste à savoir lequel…

Le JDD. Le recours au référendum est revenu dans le débat public ces derniers jours. Vous, ministre de l’Intérieur, avez-vous une question à poser aux Français ?

Bruno Retailleau. Je suis gaulliste. À ce titre, je crois profondément en la souveraineté populaire – et donc au référendum. La grande question que nous aurons à trancher en 2027, c’est celle-ci : qui gouverne ? Dans une démocratie, ce doit être le peuple. Or, aujourd’hui, chacun voit bien que, trop souvent, le pouvoir n’a plus le pouvoir. C’est cela qui nourrit ce sentiment d’impuissance, parfois même de déclassement, chez nos compatriotes. Restaurer cette souveraineté passera, demain, par une révision de la Constitution, pour élargir les possibilités offertes par l’article 11. Le référendum, j’y suis donc favorable. Mais à une condition.

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Laquelle ?

Qu’il ne soit pas un gadget. Rien ne serait pire, après le traumatisme de 2005 – quand le « non » des Français au traité constitutionnel a été contourné avec le traité de Lisbonne –, que de rejouer le même scénario. Je me souviens d’ailleurs avoir été l’un des seuls parlementaires de droite à m’y être opposé. Le référendum ne peut pas être un tour de passe-passe. Les Français ne le supporteraient pas. Les questions posées doivent être fondamentales. Je pense, bien sûr, au sujet migratoire et aux questions sociales qui s’y rapportent. Il y en a d’autres. Mais à chaque fois, il faut que le peuple sente qu’on le consulte vraiment, et sur l’essentiel.

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« La question migratoire est au cœur de tout »

Si vous ne pouviez poser qu’une seule question à la Nation, laquelle choisiriez-vous ?

Je poserais la question migratoire, parce qu’elle est au cœur de tout. Notre modèle social est bien plus généreux que celui de nos voisins européens, et l’immigration y exerce une pression continue. Depuis un demi-siècle, aucun phénomène n’a autant bouleversé notre société. Aucun. Il est donc légitime de demander aux Français s’ils souhaitent encore ce modèle d’immigration. S’ils sont prêts à en assumer les conséquences sociales, culturelles, économiques. Il faut une clarification démocratique.

A-t-on vraiment besoin d’un référendum pour agir sur le sujet migratoire ?

Le référendum permet de mieux articuler démocratie représentative et démocratie directe. Et dans le contexte actuel, où il n’y a pas de majorité à l’Assemblée nationale, notre démocratie représentative est affaiblie. Le référendum devient alors un levier essentiel : il permet de trancher une question majeure en levant les blocages institutionnels mais également jurisprudentiels. C’est une manière de sortir par le haut d’un système grippé.

Vous êtes à Beauvau depuis plus de six mois maintenant. Quel bilan faites-vous de votre action ?

Nous avons fait voter la loi contre le narcotrafic que j’avais initiée au Sénat, à la suite d’une commission d’enquête que le groupe que je présidais avait diligentée. Ce texte, adopté à l’unanimité au Sénat et à une très large majorité à l’Assemblée, nous permet désormais de mieux lutter à armes égales. Sur le plan européen, j’ai beaucoup œuvré pour faire réviser la directive retour, afin de faciliter les éloignements. Cette révision est aujourd’hui enfin sur la table de la Commission. Les résultats sont là : +150 % d’expulsions décidées par le ministre, +65 % de confiscations de véhicules lors des rodéos, sans oublier la baisse des régularisations. Nous avons supprimé la circulaire Valls, durci les critères de naturalisation. Oui, les choses bougent. Et nous pourrions aller plus loin si nous avions tous les leviers.

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Quelle a été la réaction du ministre de l’Intérieur quand il a vu les heurts à Paris après la qualification du PSG en finale de la Ligue des champions ?

J’étais furieux. Absolument furieux. Je me bats contre la violence dans le sport. J’ai été critiqué pour avoir dit les choses, pour avoir dénoncé les dérives de certains ultras et la complaisance de certains clubs. Mais là, soyons clairs : il ne s’agissait pas de supporters, mais de racailles. Ce n’est pas tolérable. Nous allons multiplier les interdictions de stade. Mais nous partons de très loin : nous vivons dans une société profondément violente.

Diriez-vous comme Gérald Darmanin qu’il n’y a plus d’endroits « sûrs » en France ?

Il a raison. Cela fait longtemps que je parle d’ensauvagement, de décivilisation. Mais ce n’est pas une fatalité. À condition que nous assumions une rupture. Il faut une révolution pénale. La justice des mineurs ne fonctionne plus : on a effacé la sanction, ou on l’a repoussée. Résultat : ces jeunes ne craignent plus rien. L’impunité alimente leur violence. Pour briser cette spirale, il faut redonner à la sanction tout son sens et mettre en place des courtes peines d’incarcération dès les premiers délits.

François Bayrou veut soumettre la réforme des finances publiques à référendum. Êtes-vous favorable à cette idée ?

C’est un débat qui pose des questions juridiques, car le budget relève du Parlement. Et l’article 11 de la Constitution, qui encadre le référendum, ne permet pas de tout soumettre à consultation populaire. J’imagine que le Premier ministre a en tête une proposition plus large, que je ne connais pas en détail, donc je ne me prononce pas davantage. Mais une chose est sûre : le budget reste une prérogative parlementaire, et le référendum, une prérogative présidentielle. Attendons donc ce que dira le chef de l’État le 13 mai.

Le budget 2026 s’annonce brutal : 40 milliards d’euros à économiser. Quelles seront vos lignes rouges si vous prenez la tête des Républicains ?

Je ne raisonne pas en termes de lignes rouges, je raisonne en termes de priorité. Ma ligne de conduite est simple : l’État doit commencer par se serrer la ceinture, avant de faire les poches des Français. Aujourd’hui, nous avons un État dispendieux, lourd, souvent inefficace. Des services publics coûteux, qui ne rendent pas le service qu’on est en droit d’attendre. Avant de demander un effort aux citoyens, il faut d’abord que l’État balaie devant sa porte.

Faut-il enfin oser « dégraisser le mammouth » de l’État ?

On ne réglera pas la dette sans agir à la fois sur le frein et sur l’accélérateur. L’accélérateur, c’est la prospérité : recréer du travail, de la compétitivité, mieux rémunérer l’effort – donc baisser les charges pour rapprocher le net du brut. Le frein, c’est la dépense publique, qui a explosé. Les agences de l’État coûtent 78 milliards par an. C’est devenu incontrôlable. Il faudra assumer de ne pas remplacer tous les départs à la retraite, lutter contre la fraude – on a plus de cartes Vitale que de Français –, et rendre le travail plus incitatif. L’État doit montrer l’exemple. Et puis il y a un angle mort : le coût de l’immigration. Sur une politique mieux maîtrisée, on peut économiser autour de 5 milliards. Ce sont des chiffres sérieux. Cela passe notamment par une réforme de l’AME, un délai de carence pour les aides sociales dont bénéficient les étrangers, ou même une révision des subventions à certaines associations qui sabotent la politique migratoire de l’État. Il n’y a pas de petites économies quand il s’agit d’argent public. L’État doit se recentrer sur ses compétences régaliennes, pour mieux protéger les Français.

Considérez-vous que le fameux « millefeuille » administratif est devenu un poids mort pour la France ?

Je le dis depuis longtemps : il faut simplifier. Un conseiller territorial unique, regroupant les fonctions régionales et départementales, permettrait plus de clarté et de lisibilité démocratique. Mais l’enjeu principal, c’est la proximité. On a fusionné les régions, élargi les cantons, agrandi les intercommunalités… Résultat : on a éloigné les centres de décision, et affaibli la démocratie, sans susciter la moindre économie. Plus la distance entre l’élu et le citoyen grandit, plus la confiance recule. Je défends la France des communes, la démocratie du circuit court, celle où la République reste à hauteur d’homme.

Êtes-vous favorable à l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives ?

J’y suis opposé. Cela reviendrait à graver dans le marbre l’instabilité que nous subissons actuellement. La proportionnelle donne le pouvoir aux appareils partisans, et rompt le lien fondamental entre un député, son territoire, et les électeurs. Georges Mandel, ancien secrétaire de Clemenceau, disait que la proportionnelle était le seul système dans lequel les battus peuvent être réélus, grâce aux partis. Il avait raison.

« Notre société a besoin de soins palliatifs, pas de l’euthanasie »

Le débat sur la fin de vie s’ouvre ce lundi à l’Assemblée. Allez-vous peser de tout votre poids pour tenter de l’amender ?

Le texte qui arrive à l’Assemblée est profondément déséquilibré. Il fait sauter tous les verrous. Ce n’est pas un texte d’apaisement, c’est un texte de rupture anthropologique. S’il était voté en l’état, il deviendrait plus facile de demander la mort que d’être soigné. Ce n’est pas ma conception de la fraternité. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la dignité. Ce texte, c’est celui du renoncement, de l’abandon. Il induit que, face à la souffrance, on devrait se demander s’il ne vaut pas mieux « soulager » les siens – entendez : disparaître pour ne pas peser. Oui, je me battrai, parce que notre société a besoin de soins palliatifs, pas d’une légalisation de l’euthanasie.

S’il ne devait rester qu’une idée directrice à faire revenir dans le camp de la droite, laquelle choisiriez-vous ?

Je veux défendre la France des honnêtes gens. C’est une boussole, une idée forte. Cette France-là, c’est celle de la décence ordinaire, au sens où l’entendait Orwell : ceux qui croient au travail, à l’effort, au mérite. Ceux qui ne cassent rien, ne manifestent pas, paient leurs impôts, élèvent leurs enfants, respectent les règles. C’est la France du silence. Non pas qu’elle n’ait rien à dire, mais parce que plus personne ne l’écoute. Les politiques ne s’adressent plus à elle, parce qu’elle ne rentre pas dans le récit progressiste dominant – celui des minorités, des clientèles, des slogans technos. Moi, c’est à elle que je veux parler. Et c’est pour elle que je veux bâtir un projet de majorité nationale.

Pourquoi, selon vous, cette France-là n’est-elle plus entendue ?

Parce qu’une partie de la classe politique a choisi de parler aux minorités plutôt qu’à la majorité. Par calcul, par confort ou par idéologie. C’est plus simple d’avoir une clientèle que de porter une vision pour le pays. La France des honnêtes gens ne colle pas au récit dominant : celui d’une société où tout se vaut, où ce qui est marginal devient la norme, où l’on célèbre les ruptures au lieu de valoriser les continuités. Cette France qui ne fait pas de bruit est pourtant celle qui tient le pays debout. Et c’est elle que je veux remettre au centre du projet national.

La campagne pour la présidence de LR s’est intensifiée ces derniers jours. Laurent Wauquiez vous accuse de vous fondre dans le macronisme. Que lui répondez-vous ?

Je l’ai dit dès le départ : je ne participerai pas à la guerre des petites phrases. Notre famille politique en a trop souffert. Nous sommes entrés dans ce gouvernement pour éviter un basculement à gauche : chez LR, tout le monde était d’accord. Quant à moi, j’ai toujours assumé mes positions, même quand elles dérangeaient. Dire que l’immigration n’est pas une chance, ou que l’État de droit ne doit pas être un alibi pour l’inaction, je l’ai fait. Cette liberté de parole, je la garde. Si un jour on me l’enlevait, j’en tirerais les conséquences.

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Laurent Wauquiez l’assure : vu l’état du pays et celui de la droite, on ne peut pas être ministre de l’Intérieur et président de parti. Est-ce qu’il a raison ?

Ce n’est pas ce que me disent les militants ou nos électeurs. D’autres l’ont fait avant moi. Nicolas Sarkozy, par exemple. Et aujourd’hui encore, Giorgia Meloni est à la fois présidente du Conseil en Italie et chef de son parti. Moi, j’ai toujours assumé d’être un ministre politique, pas un ministre techno. Être ministre politique, c’est porter des convictions. Et si je deviens président des Républicains, cela me donnera encore plus de force pour peser dans le gouvernement.

« Les salles sont pleines, l’enthousiasme est là, l’énergie aussi »

Si vous prenez la tête des Républicains, ce sera pour quoi ?

Ce sera pour gagner : faire gagner la droite pour redresser la France. Je veux refonder un grand parti populaire, parce que la France penche à droite. Les idées que je porte – moins d’immigration, plus d’autorité, la valorisation du travail, une école méritocratique – sont aujourd’hui majoritaires dans le pays. Un parti populaire et patriote qui assume de dire que la France doit être défendue, transmise, aimée. C’est ça, le cap. Pas une force d’appoint. Une force de conquête.

On vous a vu récemment dans un documentaire diffusé sur CNews. Vous avez des racines, des relais, une exposition médiatique… Qu’est-ce qui vous retient encore ?

Je l’ai toujours dit, avec une expression de chez moi : c’est colline après colline. L’obsession présidentielle a abîmé la droite. Trop souvent, on a cru qu’il suffisait d’avoir un chef pour gagner. Ce n’est pas vrai. Il faut d’abord reconstruire un projet, une équipe, une méthode. Cela fait trop longtemps que la droite parle en slogans, en tracts. Il faut à nouveau proposer un vrai projet de société, profond, enraciné, qui donne une perspective au pays. C’est pour cela que je ne précipite rien. Il y aura les municipales, les sénatoriales, puis viendra le temps de la présidentielle.

Et si vous ne prenez pas la tête de LR, si ce congrès vous échappe… quelle sera votre place dans le paysage ?

Quand on perd une élection, on est affaibli. C’est la règle en démocratie. Je ne joue pas au faux modeste, je le sais. Mais je sens aujourd’hui une vraie dynamique. Les salles sont pleines, l’enthousiasme est là, l’énergie aussi. Alors, oui je veux gagner, et je pense que je peux gagner. Parce que ce que je propose, c’est un cap, une clarté, une cohérence. Pas une candidature de plus, mais une ligne politique. Tenons notre ligne, soyons courageux, et les Français nous accorderont leur confiance.

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