
« C’est un premier mouvement qui n’est pas suffisant. » Voilà la réponse d’Emmanuel Macron, ce dimanche 11 mai, à la proposition de Vladimir Poutine. Le président russe a évoqué des négociations directes entre son pays et l’Ukraine, dès jeudi prochain à Istanbul, à la suite du cessez-le-feu immédiat et inconditionnel exigé par Volodymyr Zelensky et ses alliés.
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« Le cessez-le-feu inconditionnel n’est pas précédé par des négociations par définition », a assuré le chef de l’État français auprès de plusieurs journalistes à sa descente de train dans la ville polonaise de Przemysl, au retour d’un déplacement en Ukraine avec l’allemand Friedrich Merz, le britannique Keir Starmer et le polonais Donald Tusk. Selon le président de la République, cette contre-proposition montre que Vladimir Poutine « cherche une voie », mais « qu’il y a toujours chez lui la volonté de gagner du temps ».
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« Les Ukrainiens ne peuvent pas accepter des discussions parallèles alors qu’ils continuent à être bombardés »
Pour Emmanuel Macron, le président russe ne pouvait pas simplement rejeter la proposition occidentale, parce qu’il se serait mis « du mauvais côté ». En outre, « c’est aussi une façon de montrer son ambiguïté à l’égard des Américains », a-t-il poursuivi. « Il a proposé quelque chose d’autre, donc je pense qu’il faut qu’on tienne bon avec les Américains pour dire que le cessez-le-feu, lui, est inconditionnel, et après on peut discuter sur le reste », a ajouté le président français.
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« D’ailleurs, je pense que c’est inacceptable pour les Ukrainiens parce qu’ils ne peuvent pas accepter des discussions parallèles alors qu’ils continuent à être bombardés », a insisté Emmanuel Macron. Il juge également que la tenue de négociations à Istanbul n’est pas souhaitable pour Volodymyr Zelensky en raison du précédent « compliqué » des pourparlers russo-ukrainiens tenus peu après l’invasion russe en 2020 dans la ville turque. Ces derniers n’avaient pas abouti.
De son côté, le président des États-Unis, Donald Trump, a salué « un potentiel grand jour » après la proposition du président russe. Le républicain a affirmé qu’il comptait « continuer à travailler » avec Kiev et Moscou pour mettre fin au conflit le plus rapidement possible.
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