
Pour se faire plaisir, on rappelle la composition de cette équipe légendaire : Ivan Curkovic dans les buts, l’arrière droit Gérard Janvion, l’arrière gauche Gérard Farison, l’axe central Osvaldo Piazza et Christian Lopez, les milieux de terrain Jean-Michel Larqué, Dominique Bathenay et Christian Synaeghel, devant Patrick Revelli, Dominique Rocheteau et Hervé Revelli. On n’oublie pas Hugues Boury, Yves Triantafilos, Jacques Santini, Esad Dugalic, Alain Merchadier, Pierre Repellini, Christian Sarramagna… Ainsi qu’un entraîneur mythique, Robert Herbin, un grand président, Roger Rocher, un recruteur de génie, Pierre Garonnaire, ou encore un directeur général de grande qualité Jacques Paret.
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Pourquoi je vous parle des vrais Verts ? Parce qu’on a tendance à oublier que parmi ces joueurs il y en avait un qui sortait de l’ordinaire, Je pense à Dominique Bathenay. Il est né à Pont-d’Ain, il a joué à Granges-lès-Valence, à l’AS Saint-Étienne, au Paris Saint-Germain, sans oublier 20 sélections en équipe de France. Coéquipier apprécié par Michel Platini, il fait partie des joueurs qui ont eu une importance capitale dans le collectif de l’AS Saint-Étienne et du PSG. Il est toujours de bons conseils, il est toujours d’un calme olympien. Il a été entraîneur du FC Sète, le Stade de Reims, l’AS Saint-Étienne, Nîmes Olympique, Sedan, a vécu quelques expériences à l’étranger, aux Émirats arabes unis et aux Seychelles.
N’oublions pas, une nouvelle fois, ces différentes périodes du football où il y avait des hommes simples, natures, marrants
Mais son aventure la plus touchante, la plus humaine, fut d’entraîner un club de division d’honneur en région parisienne pendant quatre ans, l’AS Choisy-le-Roi de Daniel Vertelary et Léo Crozzoli. Il s’est éclaté, il a aimé, car c’est quelqu’un d’entier et, surtout, fidèle en amitié quoi qu’il arrive. Il n’a été le lieutenant de personne, il a fait son métier de footballeur professionnel en son âme et conscience, à sa manière, mais en respectant ses coéquipiers. Il a gagné cinq Coupes de France en 1974, 1975, 1977 avec Saint-Étienne en 1982, 1983 avec le Paris Saint-Germain. C’est un record qu’il partage avec Alain Roche.
Tout le monde se souvient de ce but magnifique contre Liverpool, la défaite des Verts 3 buts à 1, mais quel souvenir c’était le 16 mars 1977. Tout le monde se rappelle son visage impassible, mais il était profondément heureux. Pourquoi j’ai voulu aujourd’hui vous parler de Dominique Bathenay ? Parce qu’à tort ou à raison nous avons tendance à oublier que le rôle de milieu de terrain défensif, comme celui de Luis Fernandez ou de Jean-Claude Lemoult, joue un rôle capital avec les créateurs pour faire progresser leurs équipes. Je pense bien sûr aux vrais Verts de Saint-Étienne et l’équipe du Paris Saint-Germain de Michel Denisot et Francis Borelli.
N’oublions pas, une nouvelle fois, ces différentes périodes du football où il y avait des hommes simples, natures, marrants, qui ne se prenaient pas au sérieux et qui ne tournaient pas un film… Dominique, j’ai attendu cinquante ans pour te rendre hommage et je suis très content de l’avoir fait. Ton ami Jacques Vendroux, ancien combattant du football.
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