D’Amélie Bonnin avec Juliette Armanet, Bastien Bouillon, François Rollin. 1h38.
Alors qu’elle s’apprête à ouvrir son premier établissement, une jeune cheffe décide d’aller aider ses parents aux fourneaux de leur resto-routier en province. L’occasion de retrouver ses anciens camarades de lycée, et notamment son ancien premier amoureux… Tout ça dans une ambiance teintée d’une nostalgie douce et réconfortante, avec de vraies scènes de comédie poussant jusqu’à la loufoquerie et des moments de tendresse chargés d’une belle émotion.
Et surtout des parenthèses chantées, durant lesquelles les comédiens donnent de leur vraie voix quand ils reprennent, pour illustrer leur état d’esprit, des classiques aussi populaires que variés, allant de « Partir un jour » des 2B3, à « Femme like U » de K-Maro, en passant par « Cécile » de Claude Nougaro. Un délicieux bonbon qui révèle une réalisatrice, Amélie Bonnin, avec un univers très original, et une chanteuse, Juliette Armanet, à l’aise dans la comédie. B. T.
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Destination finale : Bloodlines ★★★
De Zach Lipovsky et Adam B. Stein, avec Kaitlyn Santa Juana, Tony Todd. 1h50.
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Hantée chaque nuit par un cauchemar qui met en scène sa grand-mère, Stefanie, étudiante, décide d’aller à la rencontre de son aïeule qui vit recluse, pour trouver des réponses… En 2000, le cinéma d’horreur américain s’enorgueillit d’une nouvelle franchise, Destination finale, dans laquelle des victimes sont traquées une par une par la Mort en personne, qui n’a pas apprécié qu’elles déjouent ses plans funestes les concernant. Ce sixième opus, qui reprend la même formule en s’intéressant à la malédiction transmise par la lignée, est l’un des meilleurs. On salue le travail colossal au niveau du scénario et de la mise en scène, qui rivalisent d’audace et d’inventivité. Le diable se cache dans les détails, les idées et les gags fusent pour nous faire sursauter puis rire devant ces réactions en chaîne retorses. Aussi jouissif que festif. S. B.
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Le Domaine ★
De Giovanni Aloi, avec Félix Lefebvre, Patrick d’Assumçao. 1h31.
À Saint-Nazaire, un étudiant accepte un emploi dans un relais de chasse servant de couverture à des proxénètes. Il y tombe amoureux d’une escort de son âge qui un jour disparaît. On a découvert le réalisateur italien il y a cinq ans avec La Troisième Guerre, récit sur un jeune soldat affecté à l’opération sentinelle qui nous avait séduits. Ce deuxième long métrage s’inspirant de la tuerie de Belhade, un fait divers sordide survenu dans les Landes en 1985, déçoit hélas. Épousant le point de vue de son anti-héros, figure d’une jeunesse paumée, Giovanni Aloi se complaît dans un maniérisme parfois lourd qui ne masque guère les faiblesses scénaristiques de son thriller lesté par une voix off omniprésente. Dommage au regard des interprétations convaincantes de Félix Lefebvre et Patrick d’Assumçao. Bap. T.
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Milli Vanilli, de la gloire au cauchemar ★
De Simon Verhoeven, avec Tijan Njie, Elan Ben Ali. 2h03.
L’histoire vraie de Rob Pilatus et Fab Morvan, les membres du groupe Milli Vanilli, qui ont explosé en 1989 tout en n’ayant jamais chanté une seule note sur leurs disques, grâce au concours de leur producteur allemand Frank Farian, à l’origine du succès de Boney M… Ce biopic retrace l’ascension et la chute de ce duo de garçons charismatiques, entre célébrité, alcool et drogue. On les a traités d’imposteurs, de marionnettes ; ils ont été moqués, ridiculisés sitôt la supercherie levée. Étonnant qu’ils soient les propres narrateurs de leur destin, face caméra. En résulte un récit démonstratif et linéaire, qui manque un peu d’émotion malgré le plaisir de replonger dans ce scandale musical des eighties. S. B.
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