
« 10 milliards de dollars ». C’est la coquette somme que le Qatar va investir « pour soutenir (l’)imposante base (américaine d’Al-Udaid) dans les années à venir », a déclaré Donald Trump. Un nouveau soutien qui intervient peu après la signature, le 13 mai dernier, d’un contrat d’armement colossal de 142 milliards de dollars entre Washington et Ryad.
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La base d’Al-Udeid, plus grande base militaire des États-Unis dans la région, revêt une importance stratégique considérable. Siège du CENTCOM (le commandement des forces américaines au Moyen-Orient) et implantée sur le sol qatari depuis 2002, elle constitue une plate-forme majeure pour les avions ravitailleurs, bombardiers lourds, avions de transport et avions de reconnaissance et de surveillance opérant dans la région. Symbole du partenariat de défense et de l’étroite coopération stratégique entre le Qatar et les États-Unis, cette annonce, colossale, marque une étape décisive dans le paysage géopolitique moyen-oriental.
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Si les détails et modalités de cet imposant investissement qatari n’ont pas encore été dévoilés, on peut déjà déduire que la modernisation de la base d’Al-Udaid jouera un rôle crucial dans la surveillance de la zone, traversée de lourdes tensions géopolitiques. Une démarche qui intervient à un moment charnière, alors que le Qatar, accusé par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte de soutenir le terrorisme, de s’immiscer dans les affaires intérieures de pays étrangers et d’entretenir des relations resserrées avec l’Iran, était pendant plusieurs années la cible d’un blocus économique et diplomatique. En outre, non loin, les défis sécuritaires, humanitaires et économiques s’accumulent, à Gaza comme en Syrie.
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En tout état de cause, ce soutien financier apporté par Doha conforte l’ancrage militaire des États-Unis dans la région, et semble contredire les spéculations quant à un désengagement des États-Unis au Moyen-Orient.
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