
Le géant mondial de l’acier, ArcelorMittal, a annoncé son intention d’investir 1,2 milliard d’euros pour implanter un four électrique sur son site de Dunkerque. Cette décision intervient alors que la multinationale traverse une période de turbulences, marquée par l’annonce de la suppression de 600 postes en France. Avec cet investissement, ArcelorMittal pourrait renforcer la compétitivité de son site du nord de la France, tout en poursuivant sa stratégie de décarbonation.
Publicité
Une volonté de pérenniser les sites français
« Nous produisons là où se situent nos consommateurs », a fait valoir Alain Le Grix, président d’ArcelorMittal en France, tout en assurant l’importance stratégique des sites français pour le groupe. Avec ce projet, le sidérurgiste entend rassurer sur la pérennité de ses activités en France, malgré les défis économiques actuels.
La suite après cette publicité
Alain Le Grix s’est montré confiant quant à l’avenir, affirmant que la mise en place prochaine du plan acier présenté par la Commission européenne redonnera de la compétitivité aux sites français. Parmi les mesures prévues par Bruxelles, la limitation des importations d’acier chinois et un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières sont particulièrement attendus. « Le plan acier présenté par la Commission européenne montre que les autorités sont conscientes de nos difficultés », a-t-il déclaré.
La suite après cette publicité
Un projet ambitieux pour une sidérurgie décarbonée
Le four électrique de Dunkerque, prévu pour 2028, devrait produire environ 2 millions de tonnes d’acier par an. Cet investissement s’inscrit dans un plan de décarbonation plus large, que le groupe avait temporairement suspendu en raison de l’absence de soutien économique suffisant. L’objectif affiché est de réduire l’empreinte carbone de la production, en remplaçant les hauts fourneaux alimentés au charbon par des technologies plus propres, utilisant du gaz ou de l’hydrogène.
Cependant, ce nouvel investissement reste conditionné à « la mise en place concrète des mesures (européennes), sans doute après l’été, pour lancer définitivement notre investissement », a précisé Alain Le Grix. Malgré ce projet ambitieux, le président d’ArcelorMittal en France a tenu à préciser que le plan de suppression de postes restait d’actualité, le groupe jugeant ces deux démarches distinctes. Un plan qui suscite la colère des employés du site de Dunkerque et des syndicats, qui comptent maintenir la pression depuis leur mobilisation d’ampleur du 1er-Mai.
Source : Lire Plus






