
Cette affaire serait à l’image de celle des « grooming gangs » en Angleterre. Sauf que, cette fois-ci, les victimes sont des personnes âgées… En Suède, des dizaines de retraitées ont affirmé avoir été violées par leurs aides-soignants. À la fin du mois d’avril dernier, le magazine britannique Spiked a dévoilé une enquête sur cette vaste affaire.
Publicité
Le Service de santé suédois a dénombré au moins 45 victimes à travers le pays ces cinq dernières années. Ce chiffre serait toutefois sous-estimé selon les journalistes suédois qui ont parcouru dans la presse locale des affaires qui n’auraient pas été prises en compte par les autorités.
La suite après cette publicité
« Peur d’attiser une réaction raciste »
Le scandale enfle depuis des mois, alors que les autorités suédoises sont accusées d’avoir tenté d’étouffer l’affaire et d’avoir abandonné les victimes, par peur d’être qualifiées de racistes au vu de l’origine de certains soignants. « Il semble plus que plausible que trop de personnes aient hésité à révéler ces cas, de peur d’attiser une réaction raciste ou anti-immigrés dans l’opinion publique », pointe le journaliste de Spiked.
La suite après cette publicité
Un premier témoignage avait été publié en septembre 2024 dans le journal local d’Uppsala, situé au nord de Stockholm. Une femme de 84 ans dit avoir été agressée sexuellement et violée par son soignant « né à l’étranger », que la municipalité avait envoyé en 2023 pour l’aider dans son quotidien.
L’homme serait rapidement devenu envahissant avec sa patiente. S’il a commencé par lui donner des surnoms affectueux, il a fini par l’embrasser de force et par lui montrer son sexe. « Un jour, alors que j’étais assis à ma table, il a sorti un tube de lubrifiant, qu’il disait être spécialement destiné aux personnes âgées. Puis il a baissé son pantalon et m’a montré son pénis en érection », a raconté la femme.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Deux Témoins de Jéhovah, venus faire du porte-à-porte, ont assisté à cette dernière scène et ont mis en fuite le soignant. L’octogénaire a signalé le comportement de l’homme à la société de soignant qui lui a assuré qu’il ne reviendrait plus. Au printemps 2024, il était toutefois de retour et a violé la retraitée. « J’ai essayé de le repousser mais il était fort et je suis très faible. Il m’a violée ici, dans mon lit, dans mon appartement », a-t-elle déploré.
Pas de poursuites pénales, ni de licenciement
Plusieurs semaines après, elle a finalement dénoncé les faits. Le service d’aide à domicile lui a assuré que l’homme ne reviendrait plus jamais mais qu’il ne serait pas licencié pour autant et qu’il continuerait à travailler auprès d’autres personnes âgées. Le parquet suédois a également estimé qu’aucune poursuite pénale ne pouvait être engagée contre lui, faute de preuves.
Le témoignage de l’octogénaire en a toutefois suscité d’autres. Très vite, des dizaines de personnes âgées ont dit avoir été victimes de viol de la part de leurs soignants. Une autre femme d’Uppsala également dit avoir été violée par trois aides-soignants venus « du même pays ». Ces dernières années, la Suède a accueilli un grand nombre de migrants originaires d’Afghanistan, du Liban, de Syrie, de Somalie ou encore d’Érythrée.
Source : Lire Plus





