
Où était donc George Simion cette semaine ? En Pologne, aux côtés de Karol Nawrocki, le candidat du PiS, en Italie, avec Giorgia Meloni, à Bruxelles, avec des députés européens, puis à Paris, où il a notamment été reçu par CNews. L’équipe de Nicusor Dan y a vu un moyen d’esquiver un débat télévisé… Celle de Simion veut montrer que ce dernier compte des appuis sérieux en Europe de l’Ouest. Mais il y a une raison plus terre à terre : le second tour se jouera avec la diaspora.
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Plus de 4 millions de Roumains vivent à l’étranger, soit près d’un cinquième de la population du pays. Simion a explosé les scores au premier tour en France (62,2 %), en Grande-Bretagne (63 %), en Espagne (73,5 %). Les Roumains d’Europe de l’Ouest l’ont plébiscité : Simion est populaire chez les Roms mais également dans une partie de la population qui voit les effets de la pression migratoire dans leurs pays d’accueil !
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À l’ouest, seuls le Canada et les États-Unis ont préféré Dan : moins de Roms (voire pas du tout) et une population plus diplômée correspondant davantage à l’élite de Bucarest. Un demi-million de Moldaves ayant la citoyenneté roumaine votent également. Et ces derniers devraient choisir Dan massivement. Le scrutin a déjà commencé de l’autre côté du Prut, le fleuve-frontière, avec déjà des soupçons de fraude dénoncés par l’équipe de Simion.
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