
Départ à Notre-Dame de Paris, ce dimanche, pour 3 500 coureurs. Avant d’arriver jusqu’à la Madeleine, les sportifs doivent traverser la capitale mais surtout relier ses clochers… Saint-Étienne-du-Mont, la rue du Bac, la Trinité en passant par la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre et Saint-Sulpice.
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Un des objectifs de la course est de « mettre en lumière le patrimoine religieux », explique Isabelle de Chatellus, directrice des Holy Games. Légère particularité : donner une dimension spirituelle à la course avec, entre autres, une bénédiction des coureurs, une messe à la fin du parcours, la présence de religieux… L’organisation propose aussi aux inscrits de courir pour une cause particulière, une intention de prière.
Marine, une jeune de 24 ans qui participe à la course, évoque immédiatement l’actualité parlementaire et les débats sur l’aide active à mourir pour justifier ses efforts : « Je cours pour la défense de la vie, notamment des plus vulnérables. » Athlètes habitués, simples marcheurs ou coureurs néophytes, l’événement se veut accessible à tous. Une marche de 5 km est effectivement proposée en parallèle de la course de 10 km. « Des associations de personnes de la rue se joignent à nous, se réjouit Isabelle. Ou encore des personnes handicapées qui vont être tirées sur des joëlettes. »
Rattaché à la Conférences des évêques de France et au diocèse de Paris, le projet des Holy Games est né grâce au Comité international olympique (CIO) qui exigeait la présence d’aumôniers religieux aux Jeux olympiques et paralympiques. « Aux côtés d’autres confessions, nous étions 40 prêtres et laïcs catholiques pour accompagner les sportifs de haut niveau l’été dernier, pour les aider à concilier la pratique sportive et la vie spirituelle, raconte Isabelle. Pour répondre à cette question : quel sens donner à ma pratique sportive pour que la performance ne soit pas une fin en soi ? » À l’occasion, les Holy Games lançaient donc la première édition de « Paris églises tour », avec 1 200 participants. « La demande était telle que nous devions réitérer en 2025 », poursuit Isabelle, qui espère que d’autres villes organiseront leur propre course.
Un soutien spirituel que l’organisation des Holy Games souhaite pouvoir apporter à d’autres grands évènements sportifs. « Pourquoi serait-il obligatoire de proposer une aumônerie aux JO, mais pas pendant le Tour de France ou la Coupe du Monde ? » Parce que les sportifs sont fortement exposés aux risques d’anxiété ou de dépression : pression de l’entourage, attentes des sponsors, éloignement de la famille…
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Pour le frère Étienne, franciscain responsable d’un tournoi de foot et de pétanque pour les séminaristes de France, le sport fait grandir toute une personne : « On apprend à travailler en équipe, à se dépasser, à renoncer à soi-même parfois… tant d’éléments applicables à la vie spirituelle. » Il rappelle par ailleurs que l’Église ne manque pas de figures sportives, à commencer par les papes. Jean-Paul II était surnommé « l’athlète de Dieu », en raison de sa passion pour le ski. Et peut-être verra-t-on bientôt Léon XIV sur un court de tennis à Rome !
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