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EXCLUSIF – Leonardo Balerdi au JDD : «À l’OM, tu représentes plus qu’une ville»



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17 Mai 2025
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EXCLUSIF – Leonardo Balerdi au JDD : «À l’OM, tu représentes plus qu’une ville»
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Fin de journée à la Commanderie, le centre d’entraînement de l’OM qui porte depuis quinze ans le nom de Robert-Louis Dreyfus, ancien président et propriétaire du club (1996-2009). Après quelques minutes de séance photo au soleil couchant, « Leo » Balerdi s’installe pour le JDD dans la grande salle de conférence, fourbu et souriant. On lui propose de s’exprimer dans sa langue maternelle mais l’Argentin de 26 ans met un point d’honneur à répondre en français.

Durant une demi-heure, l’ancien défenseur de Boca Juniors et du Borussia Dortmund raconte « son » OM, qu’il a découvert en 2020 en pleine pandémie et dont il est aujourd’hui l’élément le plus fidèle après Valentin Rongier. Les cinq saisons n’ont pas toujours été idylliques, le joueur souvent critiqué mais le natif de Villa Mercedes, une petite ville de 100 000 habitants au centre de l’Argentine, fait désormais l’unanimité, aussi élégant avec le ballon qu’intraitable avec les attaquants adverses.

C’est un joueur attachant et à la croisée des chemins que l’on rencontre, désireux de poursuivre son histoire à Marseille, où il se sent « comme à la maison » mais conscient des aléas du football contemporain, lui dont la valeur ne cesse légitimement de croître sur le marché des transferts.

Le JDD. Malgré sa qualification pour la prochaine Ligue des champions, la saison de l’OM n’aura pas été de tout repos. Comment l’expliquer ?

Leonardo Balerdi. C’était une saison difficile, c’est vrai, mais j’ai envie de dire un peu comme d’habitude. Quand tu connais ce club, cette ville et comment la France voit l’Olympique de Marseille, c’est toujours comme ça, il y a des moments plus délicats que d’autres. Il faut les accepter et les assumer parce qu’on est dans le meilleur club de France.

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De vos cinq saisons ici, a-t-elle été la plus difficile nerveusement ?

Peut-être, oui. Déjà, l’effectif a beaucoup changé l’été dernier et un nouveau coach est arrivé, avec beaucoup d’ambition. À titre personnel, toutes les saisons passées ici ont engendré beaucoup d’émotions. Chaque joueur qui arrive ici doit le savoir. Mais c’est ça que j’aime, je suis Argentin, on vit comme ça. 

Le bon parcours en championnat a été un peu terni par les neuf défaites avant la dernière journée (cet entretien a été réalisé avant le dernier match face à Rennes hier soir), ce qui est beaucoup pour un club aussi bien classé. Est-ce dû à l’arrivée d’un nouvel entraîneur, avec un nouveau système à mettre en place ?

C’est la première explication. Ensuite, c’est le championnat très serré qui veut ça. Pour la saison prochaine, si on doit améliorer quelque chose, c’est ça. J’aimerais aussi que les joueurs qui composent la défense ne changent pas trop, ça nous permettrait d’avoir un peu plus d’équilibre.

« Il m’a fallu un temps pour comprendre que j’étais devenu capitaine de l’OM »

Quand je regarde les équipes qui n’encaissent pas beaucoup de buts, je vois les mêmes joueurs. Pour se comprendre et être plus solides, je pense que la stabilité serait une bonne chose, même si c’est bien que tout le monde ait du temps de jeu. 

Avez-vous douté d’atteindre la Ligue des champions durant la saison ?

Non. Il y a eu des moments avec davantage de pression, c’est vrai. Les défaites de l’OM font davantage parler que celles des autres équipes. En Argentine, c’est pareil avec Boca Juniors : dès qu’on perd, c’est mieux pour les journalistes et les télés (sourire). Mais non, on n’a pas douté, vraiment (il insiste). On a toujours cru en nous, et cela a fini par payer. 

Comment décrire le sentiment d’être devenu pour la saison des 125 ans le capitaine de l’Olympique de Marseille, successeur de légendes du foot comme Didier Deschamps ou Jean-Pierre Papin ?

Il m’a fallu un temps pour comprendre que j’étais devenu capitaine de l’OM. Rien que de le dire, ça me donne la chair de poule (il montre son bras dont les poils se hérissent). Parce que c’est une religion, c’est la passion, c’est tout. À l’OM, tu représentes plus qu’une ville. Quand je suis arrivé ici, jamais je ne me serais attendu à devenir capitaine. C’est comme un rêve d’y être parvenu. 

Qu’avez-vous appris ces derniers mois sur vous, le jeu et vos coéquipiers en portant ce brassard ?

À mieux comprendre que ce qui compte le plus, c’est l’équipe, même si je l’ai toujours pensé. Comprendre qu’il y a des moments où on doit ramener le calme dans le groupe malgré tout ce qu’il se passe à l’extérieur. Redonner de la confiance à ceux qui ne jouent pas ou moins. Et toujours être disponible pour l’équipe, la pousser vers ses objectifs. Même avant de devenir capitaine, j’agissais ainsi. Maintenant, j’ai davantage de responsabilité mais j’aime ça. Et je ne suis pas seul : j’ai des coéquipiers qui sont comme des capitaines. Je les remercie parce qu’ils m’ont toujours aidé et prodigué de bons conseils. 

En cinq années à l’OM, vous avez souvent été contesté, parfois durement, y compris dans ces colonnes. Chaque été, vous étiez dans la liste des partants, et pourtant vous vous êtes accroché et avez fini par convaincre tout le monde. Où avez-vous trouvé la force mentale ?

D’abord chez ma famille et mes amis, qui sont toujours là. Ensuite, c’est grâce au travail et à l’humilité. Je reconnais que les critiques étaient parfois justifiées, même si je suis mon premier juge. Quand je finis un match, je sais si j’ai été bon ou pas, quels sont mes axes d’amélioration, même sans revoir les actions. Bien sûr, certaines périodes ont été dures, mais cela arrive à beaucoup de joueurs d’être critiqués ou sifflés.

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Comme je l’ai dit concernant l’équipe, j’ai toujours cru en moi, et encore plus dans les moments difficiles. J’aurais souvent pu me dire : « C’est fini, je m’en vais, c’est plus facile pour moi. » Mais je ne le voulais pas. Je veux partir de l’OM par la grande porte. 

L’entraîneur italien Roberto De Zerbi est arrivé précédé d’une flatteuse réputation. Il déclenche la curiosité, voire l’admiration pour ses idées tactiques et son management. Est-il aussi « spécial » que ça ?

Le simple fait de savoir qu’il est ton coach est déjà spécial. Quand il est arrivé, je croyais que j’étais seulement un défenseur face aux attaquants adverses. Il a dit : « Maintenant, on relance de derrière par des passes courtes à cinq mètres pour chercher les hommes libres. » Toutes les sorties de ballon dépendaient désormais de nous, les défenseurs centraux. C’est un jeu différent, qui réclame beaucoup d’attention. Aujourd’hui, je peux dire que si je suis un autre joueur, plus complet, c’est grâce à lui. Il m’a apporté beaucoup sur la mentalité, l’importance des détails. Je peux encore progresser mais il m’a donné les outils pour cela.

D’une manière générale, pourquoi est-ce si difficile de réussir à l’Olympique de Marseille ? 

Parce que c’est le plus grand club de France ! Ou tu aimes Marseille et tu veux qu’il réussisse, ou tu ne l’aimes pas et tu l’espères au fond du classement. Ça, tu le sens. Tous les problèmes sont exagérés ici. Il y a plus de pression qu’ailleurs et c’est normal. 

Est-ce pour cela que vous avez ressenti le besoin de partir à Rome pendant deux semaines pour préparer la fin de saison ? Vous avez pourtant d’excellentes conditions de travail ici et beaucoup de monde ne l’a pas compris… 

L’idée venait du coach et de la direction. Quand ils nous l’ont proposée, on a dit que c’était bien pour nous. Même si on a un centre d’entraînement magnifique, on rentre le soir à la maison. Parfois cela fait du bien de voir autre chose pour se libérer, créer une bonne ambiance. Si tu es dans ton bureau tous les jours de l’année, tu auras peut-être besoin de changer d’air à un moment donné. C’est ce que le coach et la direction ont souhaité. On était bien à Rome, on s’est bien entraînés et on a été très contents de retrouver la Commanderie. 

Cette mise au vert en Italie a-t-elle été décisive ?

Je le pense, parce que c’est arrivé à un moment où on en avait besoin. Il y avait beaucoup de pression et de gens qui parlaient. On s’est retrouvé entre nous, on s’est dit : « On va s’entraîner, jouer match après match ». On a réussi donc on a bien fait.

Vous êtes le joueur argentin le plus capé de l’histoire de l’OM avec plus de 160 matchs. Avant vous, il y a eu Lucho, Ocampos, Heinze, Yazalde, Nogues… Est-ce une fierté ?

Bien sûr. Beaucoup d’entre eux ont gagné des titres et moi non. Pour le moment (sourire). Quand je suis arrivé à l’OM, j’ai tout de suite pensé que j’allais rester de nombreuses années ici. Dès le premier jour, je me suis senti comme à la maison. Être le plus capé d’entre eux, c’est exceptionnel.

Tout le monde s’accorde à dire que les footballeurs argentins ont quelque chose de particulier. Comment le définir ? 

Et toi, qu’en penses-tu ? 

Que si j’avais à faire une équipe, je mettrais au moins quatre Argentins dans les titulaires, un par ligne… 

J’aime bien ça (rires). Je pense que c’est la « garra », notre état d’esprit de combattant, mais aussi notre style de vie. Même quand c’est difficile, on insiste, on revient, on fait les efforts, on se donne à 100 %. On a ça dans le sang et on le met dans le foot. 

Est-ce pour cela qu’il y a une telle communion avec le Vélodrome ? 

Oui, totalement. Quand je vois les banderoles, les tifos, les drapeaux argentins, c’est magnifique.

Vous avez joué la Ligue des champions en 2020 puis 2022 dans des conditions très particulières à cause de la pandémie. Les stades étaient quasiment vides, l’ambiance inexistante… Avez-vous envie de vivre une troisième expérience cet automne, toujours sous le maillot de l’OM ? 

Oui, j’aimerais la jouer ici. La Ligue des champions, c’est toujours un plaisir, et plus encore au Vélodrome. Même un match amical est beau à jouer dans ce stade. La Ligue des champions, c’est encore une autre dimension. Il va falloir y aller petit à petit. Maintenant qu’on est de retour, les gens vont se dire : « On va la gagner ». Non, tranquille…

Vous parlez comme un joueur qui sera encore là la saison prochaine… 

On ne sait pas. Peut-être. C’est une option.

Au fond de vous, vous l’espérez ? 

Moi, oui. J’ai été très heureux d’aider l’équipe à se qualifier pour la Ligue des champions. Mais on ne sait jamais ce qu’il peut se passer durant le mercato.

« Je connais l’importance de Bernard Tapie pour les gens ici »

Pour le moment, je suis ici à 100 %, heureux comme au premier jour, avec une équipe qui ne cesse de progresser, un coach incroyable et des dirigeants qui prennent le bon chemin. On verra.

Dans deux semaines, le PSG va jouer la finale de la Ligue des champions face à l’Inter Milan et peut-être succéder à l’OM au palmarès français. Connaissant la rivalité, allez-vous regarder la finale et pour qui serez-vous ? 

À Marseille, on joue le « classique » face aux Parisiens et personne ne veut qu’ils gagnent. S’ils y parviennent, ils seront les deuxièmes à le faire après l’OM. J’ai une bonne relation avec Lautaro Martinez (attaquant vedette de l’Inter et international argentin), donc j’espère qu’il marquera un triplé.

En parlant de l’équipe d’Argentine, vous avez été sélectionné avec votre coéquipier et gardien Geronimo Rulli pour les prochains matchs face à la Colombie et au Chili. La Coupe du monde 2026 est-elle un objectif majeur ? 

L’équipe nationale, c’est mon rêve. J’ai joué les derniers matchs avec tous les champions du monde 2022, c’était incroyable. Parfois, je regarde les photos et j’ai du mal à réaliser. Maintenant, je dois confirmer et je vais tout faire pour.  

Pensez-vous qu’un jour, vu l’évolution de l’OM, le club pourra repasser devant Paris ?  

Je le pense, oui. Depuis que je suis arrivé, le club a progressé, c’est le plus important. Avec moins d’argent mais une bonne mentalité et de bonnes intentions, j’aimerais que ce soit le cas, et dans pas longtemps je l’espère.

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Une statue de Bernard Tapie et des héros de 1993 a été dévoilée ce vendredi au pied du Vélodrome. Connaissez-vous l’histoire de l’OM et vous intéresse-t-elle ? 

Je connais l’importance de Bernard Tapie pour les gens, ici à Marseille. On s’écrit parfois avec son fils. Le fait qu’il ait sa statue, c’est une belle chose, les gens pourront continuer de le voir d’une autre manière. On vit pour ça, non ? Les sentiments, les émotions… L’Olympique, c’était toute sa vie.

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