
Violette Spillebout, corapporteur de la commission d’enquête sur les violences scolaires, rend hommage à François Bayrou au terme de 5 heures d’échanges tendus ce mercredi : « Une défense extrêmement vigoureuse, offensive […] d’un homme politique qui a été attaqué depuis des mois dans son honneur, dans son intégrité par mon collègue Paul Vannier. »
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Le procureur insoumis n’avait-il pas lui-même, dès le 12 février, annoncé la sentence en appelant le Premier ministre à la « démission », avant même d’avoir auditionné quiconque, biaisant par avance les travaux d’une commission d’enquête dont l’enjeu – les violences faites aux enfants, la libération de la parole, les failles du rectorat – n’était d’évidence pas la priorité de Paul Vannier. Au sortir de l’audition, Violette Spillebout atteste de la bonne foi de François Bayrou : « Le Premier ministre, hier soir, a répondu sous serment qu’il n’avait jamais menti, qu’il y avait des imprécisions dans ses souvenirs, qu’il s’agissait de rencontres et d’échanges, de lectures, d’articles de presse d’il y a plus de trente ans. Et je le crois. »
Paul Vannier, lui, a poursuivi dans les médias et sur les réseaux son offensive politique contre François Bayrou. En propulsant notamment sur le devant de la scène celle qu’il décrit comme une « lanceuse d’alerte », Françoise Gullung, enseignante à la retraite, passée par Notre-Dame de Bétharram entre 1994 et 1996, et qui a signalé dans deux courriers au rectorat des faits de maltraitance lors de son passage dans l’institution. Elle charge aujourd’hui François Bayrou, évoquant les souvenirs d’une conversation informelle « lors d’un pot de départ » au cours de laquelle le Premier ministre aurait « minimisé » les faits rapportés.
Un témoin de moralité dont les accusations – peu circonstanciées – masquent un parcours dans l’enseignement qui interroge. Selon nos informations, elle-même a fait l’objet de remontées au rectorat peu rassurantes. Son dossier ferait état de « difficultés relationnelles avec ses collègues et avec des parents » qui se seraient plaints par écrit en décembre 1995.
D’autres faits lui sont reprochés lors de son passage au lycée Notre-Dame de Recouvrance, à Saintes, où elle a été recrutée en 1996, et où certains de ses collègues auraient alerté sur sa gestion des élèves – « rabaissés, méprisés », au point que plusieurs chefs d’établissement auraient, selon nos informations, émis des signalements au rectorat. Un parcours sur lequel Paul Vannier ne s’est à aucun moment interrogé, obsédé par sa croisade de démolition du Premier ministre.
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