
Elle ne sillonne plus les océans, mais son combat pour leur protection continue. À travers son nouveau livre, L’Océan, source de vie (L’Observatoire), en librairie mercredi prochain, l’ancienne navigatrice témoigne à nouveau son attachement et son engagement pour un milieu gravement menacé. Avec, en perspective, cette troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan qui se tiendra à Nice – où elle vit désormais avec ses cinq enfants – du 9 au 13 juin, et dans laquelle elle est impliquée par l’entremise de sa fondation. « Entre la surpêche, la pollution, le déséquilibre écologique et un manque de gouvernance, les sujets à débattre ne manqueront pas, explique-t-elle, et c’est l’occasion de sensibiliser le grand public sur les enjeux comme de mobiliser tous les chefs d’État afin qu’ils prennent enfin des mesures phares. »
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À travers ses écrits, comme ses actions en général, Maud Fontenoy tient à rappeler une réalité qu’elle martèle depuis des années : « La vie est née dans les profondeurs des océans et ils sont indispensables à la survie de toute l’humanité. » Ce sont justement les raisons de cette dépendance qu’elle développe dans son dernier ouvrage. Évoquant tour à tour l’influence des océans sur le climat, à l’image du rôle essentiel joué par les mangroves, la fertilisation et l’irrigation des terres grâce aux mers, leur capacité à se muer en fournisseur d’énergies durables (notamment en détournant la puissance des marées) ou encore leurs trésors médicinaux, comme la possibilité de se protéger des infections nosocomiales grâce à la peau des requins !
Mais l’entretien de ce patrimoine naturel, qui recouvre pourtant plus de 70 % de la surface du globe, est encore trop souvent négligé. « Je dis souvent que l’on est dans le plus beau des musées, mais que l’on est les pires des conservateurs. Pour l’heure, seules 2,8 % des mers sont complètement protégées », poursuit-elle. Elle insiste : par son inaction, voire son inconscience, l’homme se pénalise lui-même : « Les dix millions de tonnes de plastique rejetées chaque année dans les océans… à l’arrivée, elles reviennent dans nos assiettes ! Par ailleurs, certains pensent qu’à ce rythme, il n’y aura probablement plus de poisson à l’horizon 2050. Donc il y a urgence… »
Une réalité aux antipodes des discours écolos formatés
Pour porter son message, Maud Fontenoy est sur tous les fronts. Jeudi prochain, Canal+ diffusera le quatrième volet de sa série documentaire Bleu, un océan de solutions, qu’elle incarne à l’écran. Cette fois, la première femme à avoir traversé l’Atlantique à la rame explore les eaux qui entourent les îles Fidji et Tonga, « pour aller à la rencontre de ceux qui consacrent leur vie à étudier les mers et les océans ».
Un voyage porté par des images somptueuses et enrichi d’enseignements précieux, comme une étude saisissante sur les populations de requins, mais pas seulement. On comprend, par exemple, pourquoi le tourisme est là-bas, contre toute attente, essentiel à la sauvegarde de certaines espèces. Une réalité aux antipodes des discours écolos formatés. Et mardi 27 mai, Maud Fontenoy, également ambassadrice des classes de mer auprès du ministère de l’Éducation nationale, organise avec sa fondation une cérémonie de remise de prix à L’Olympia, sous le haut patronage du président de la République, où 2 000 enfants qui ont vu la mer pour la première fois cette année grâce à elle sont invités.
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Bleu, un océan de solutions, 1h02,le 22 mai à 22 h 50 sur Canal+.
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