L’essentiel
- Une femme et son fils de 16 ans ont été mis en examen pour le meurtre du père de famille à Loubens-Lauragais en Haute-Garonne.
- La femme a été placée en détention provisoire, tandis que le fils a été placé sous contrôle judiciaire, une décision dont le parquet a fait appel en demandant également sa détention.
- En septembre 2024, une procédure pour violences conjugales avait été ouverte à l’encontre du défunt, mais l’enquête « faute d’avoir pu déterminer qui était à l’origine des violences réciproques, avait été classée sans suite ».
Elle avait appelé les secours le 9 mai au petit matin pour leur annoncer la mort de son mari, à Loubens-Lauragais, une commune de Haute-Garonne située à une quarantaine de kilomètres à l’est de Toulouse. A leur arrivée, les secours avaient découvert la victime dans son lit. Sa compagne expliquait alors qu’ils s’étaient disputés verbalement, mais sans violence. Une version corroborée par leur fils de 16 ans. Elle émettait alors l’hypothèse que son compagnon ait pu succomber à une intoxication médicamenteuse.
Une version contredite par l’autopsie ordonnée par le parquet. Opérée le 12 mai, celle-ci a mis en évidence la présence de nombreux traumatismes : crânio-facial, avec des ecchymoses du cuir chevelu et un hématome important sur le visage, une fracture costale vitale et une fracture du foie « qui suggère un traumatisme violent », explique le procureur de la République de Toulouse.
Placée en garde à vue, la concubine a expliqué avoir été frappée par son concubin et menacée par une barre de fer. Dans la foulée, une information judiciaire a été ouverte jeudi pour meurtre par conjoint et modification de scène de crime pour la mère et meurtre par ascendant et modification de scène de crime pour le fils mineur. Tous deux ont été mis en examen.
La femme a été placée en détention provisoire, le fils placé sous contrôle judiciaire dans sa famille contre l’avis du parquet qui demandait également son placement en détention provisoire et qui a fait appel de cette décision. Enfin, un homme, appelé à deux reprises cette nuit-là, est poursuivi pour non-dénonciation de crime. Il a été placé sous statut de témoin assisté.
En septembre 2024, une procédure pour violences conjugales avait été ouverte à l’encontre du défunt, mais l’enquête, faute d’avoir pu déterminer qui était à l’origine des violences réciproques, avait été classée sans suite.






