
Après l’interdiction, parfois contestée, de mariages impliquant un clandestin ou une personne sous l’obligation de quitter le territoire français (OQTF), des maires montent au créneau. L’édile de Béziers Robert Ménard a signé une tribune dans Le Figaro aux côtés du maire UDI d’Hautmont Stéphane Wilmotte, et des LR de Valence Nicolas Daragon et de Bourg-lès-Valence, Marlène Mourier. Cette dernière a récemment fait face à une polémique après avoir refusé de marier une Française et un Tunisien en situation irrégulière, suspectant un mariage de complaisance.
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Les quatre élus réclament ainsi « l’interdiction des mariages d’étrangers en situation irrégulière ou sous OQTF ». « Il est aberrant, inacceptable même, que des maires soient contraints par la loi d’unir des personnes dont la présence sur le territoire français est illégale. Le président de la République lui-même a qualifié cette situation d’« ubuesque ». Alors, pourquoi l’État continue-t-il de fermer les yeux ? » ont-ils écrit.
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Pour eux, « il est temps de permettre aux maires, dans ces cas précis et documentés, de refuser la célébration du mariage sans risquer de se retrouver en infraction ». Les édiles rappellent toutefois qu’il ne s’agit pas de remettre en cause le droit au mariage, mais surtout « d’empêcher qu’il soit utilisé comme un outil de régularisation détournée, au mépris du droit des étrangers et de l’autorité de l’État ».
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Les quatre maires ne supportent plus que leur « parole soit ignorée » et que leur « discernement » soit mis en cause. « Il est urgent de redonner du sens à notre rôle, de réaffirmer l’autorité des maires, de restaurer la cohérence de l’action publique et de réconcilier la loi avec la réalité du terrain », estiment-ils encore dans Le Figaro.
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