
« Toutes ces personnes qui défendent la liberté d’expression, la liberté artistique, s’indignent des guerres ailleurs, n’arrivent pas une fois à prononcer et à se battre pour libérer un Français, un grand écrivain. » Voilà la teneur du coup de gueule de David Lisnard face au silence du gratin du cinéma, réuni à Cannes pour son fameux Festival, sur la détention de Boualem Sansal.
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Au micro de France 2, ce 19 mai, l’édile Nouvelle Énergie a regretté qu’aucun artiste présent n’évoque la situation dramatique de l’auteur de 2084, détenu en Algérie depuis six mois et condamné à cinq de prison à l’issue d’un procès arbitraire, fin mars dernier.
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Le maire de Cannes se dit « exaspéré » par l’indignation sélective et le « conformisme d’un univers qui se pense transgressif », faisant notamment allusion à la pétition ayant récolté la signature de plus 400 personnalités du monde du cinéma – dont Juliette Binoche, présidente du jury de cette 78e édition – pour dénoncer le « silence » sur le « génocide » à Gaza. Selon David Lisnard, cet « entre-soi culturel » s’avère « grotesque » et même « ridicule ».
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Pour le patron de la droite cannoise, ce silence sur le cas de Boualem Sansal illustre « toutes les lâchetés françaises ». « C’est bien de parler des misères dans le monde, mais il faut aussi défendre les artistes français », a martelé l’élu sur France 2, dénonçant une « liberté d’expression à sens unique ». Des propos notamment salués par Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire et cofondateur d’un comité de soutien à l’écrivain de 75 ans.
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