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Prix du Quai des Orfèvres : les policiers-auteurs ont désormais leur collection littéraire chez Fayard



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22 Mai 2025
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Prix du Quai des Orfèvres : les policiers-auteurs ont désormais leur collection littéraire chez Fayard
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Leurs polars ont une matière inestimable : « du vécu de policier transposé en littérature », selon le commissaire Christophe Gavat. Ils sont 78 lauréats à avoir reçu le prestigieux prix du Quai des Orfèvres (PQO), depuis sa création en 1946. Désormais, une collection propre leur est dédiée par la maison d’édition Fayard, « Les Lauréats prix du Quai des Orfèvres ». Pour la lancer, deux romans viennent d’être publiés : Héritage, de Christophe Gavat, et L’Avocat du diable, de Jean-François Pasques. Le premier a été récompensé pour son roman Cap Canaille en 2021, le second pour Fils de personne en 2023.

Ils avaient gagné le droit d’être édités et vendus à un prix bon marché : « Chaque année, les livres primés sont vendus à 10 euros, mais un polar vaut deux fois ce prix, explique Margaux Russo, éditrice chargée de la nouvelle collection. La chute peut être rude pour les auteurs qui voudraient continuer à publier des romans policiers après un tel succès. » Les livres de la nouvelle collection seront vendus à 15 euros pour rester accessibles au plus grand nombre, et la mention « Les Lauréats du prix du Quai des Orfèvres » devrait être un label attractif.

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Le réalisme primé

Le prix, fondé en 1946, récompense chaque année le meilleur roman policier parmi une centaine de manuscrits. Avant l’annonce officielle du lauréat, début novembre, une longue sélection évalue deux critères : les qualités littéraires et le réalisme en matière de fonctionnement de la police et de la justice française. Nulle erreur ne passera l’examen des jurés qui sont magistrats, policiers, avocats… et directeur de la police judiciaire de Paris pour le président du jury. Fins connaisseurs des procédures, les policiers sont logiquement nombreux à avoir remporté ce prix, mais ils ne sont pas les seuls, comme en témoignent Véronique de Haas, professeur de lettres, lauréate en 2022, ou Martial Caroff, maître de conférences en géologie, sacré en 2024. Les concurrents sont évalués à l’aveugle : nom et profession restent secrets jusqu’au vote final des 22 jurés.

« Cette remise de manuscrit anonyme fait la singularité du concours », explique Jean-François Dauven, éditeur responsable de la nouvelle collection. Jean-François Pasques et Christophe Gavat, policiers de carrière, se félicitent ainsi d’avoir été choisis pour leurs qualités littéraires et non pas pour leur insigne. Avec un tel label sur leur roman – qui est automatiquement tiré à 50 000 exemplaires par Fayard –, les auteurs lancent leur carrière littéraire sous de bons auspices et, à peine récompensés, Christophe Gavat comme Jean-François Pasques avaient déjà entamé la rédaction de leur second ouvrage.

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« Ils sont nos deux champions de ces dernières années », explique Jean-François Dauven, qui justifie ainsi le choix de ces deux auteurs afin de lancer la collection. L’un avait écoulé 170 000 exemplaires de Cap Canaille, en période de confinement, l’autre 200 000 pour Fils de personne. La sélection des deux pionniers s’est aussi faite en pensant aux lecteurs qui ont le plaisir de retrouver leurs personnages : le commandant Delestran de Jean-François Pasques fait son retour, fasciné par les personnes sur lesquelles il enquête. Christophe Gavat, lui aussi, fait renaître son personnage principal, le rigoureux et passionné commandant Henri Saint-Donat. « Leurs ouvrages peuvent se lire séparément, précise Margaux Russo, mais il est agréable pour les lecteurs de retrouver ces personnages clés. »

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Montrer l’humanité des hommes du métier

Désormais, chaque début de printemps sera marqué par la sortie de deux polars de cette nouvelle collection, signés de deux lauréats du PQO. Un moyen, pour le lecteur, de retrouver, en librairie, un second polar après celui qui est primé en novembre. Bien sûr, ils ne sont plus sélectionnés par un jury, mais les ouvrages de cette nouvelle collection doivent rester dans « l’esprit du prix », explique au JDNews Agnès Catineau, petite-fille du fondateur du prix. « Cette collection permet aux auteurs qui le désirent de poursuivre leur carrière littéraire, tout en gardant l’ADN du prix : respect et rigueur du travail de la police judiciaire », précise-t-elle.

Paroles de flic

« Tout est vrai et rien n’est vrai. » Jean-François Pasques reprend, avec humilité, les mots d’Albert Camus pour qualifier ses polars largement inspirés de ses quinze années à Paris comme capitaine de police : « L’avantage de notre métier, c’est que nous avons des ressources infinies de situations, de décors, de personnages qui viennent nourrir nos romans. » Un avis que partage Christophe Gavat, commissaire de police retraité depuis peu : « Tous les faits criminels que je décris, commis par des petits voyous de cités de la banlieue nord de Marseille, sont réellement arrivés. Une chose est fausse : que tous soient liés par un seul et unique personnage. »

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Outre le plaisir d’écrire pour le grand public, les deux auteurs partagent aussi une motivation plus intime. Jean-François Pasques y voit une façon de partager avec ses proches la dure réalité de son quotidien de policier : « L’écriture est peut-être le seul moyen que j’ai trouvé pour dire qui je suis en étant quelqu’un d’autre. » Pour Christophe Gavat, « l’écriture est une roue de secours, car on ne sort pas indemne de ce métier ». Au-delà de cette vertu cathartique et quasiment thérapeutique, la publication de tels romans pourrait bien servir à corriger le regard porté sur leur métier : « À travers mes personnages, j’espère que le lecteur pourra comprendre que les policiers ne sont pas que des brutes immondes qui frappent les manifestants comme dans les images qui circulent sur les réseaux sociaux », raconte Christophe Gavat.

Montrer l’humanité des hommes du métier est une aspiration partagée par Jean-François Pasques : « Lorsque j’emmène le lecteur dans une salle d’autopsie, ce n’est pas par voyeurisme ou par goût du sordide, mais pour qu’il soit conscient de la réalité, des difficultés et des contraintes auxquelles nous sommes confrontés. » Dans leurs intrigues infusent aussi les défis de la profession, féminisation, évolution technologique, et les débats de société qui la concernent : dans Héritage, le lecteur comprendra que, pour Christophe Gavat, l’excuse de minorité est caduque face à des délinquants de 13 ans : « Oui, il y a des choses qui ne fonctionnent pas dans notre système et il faut les dénoncer. » Mais loin d’en faire un plaidoyer, c’est avant tout par amour de la littérature que les auteurs prennent la plume, lorsqu’ils quittent leurs uniformes. Pour le plus grand plaisir des lecteurs captivés. 


L’Avocat du diable, Jean-François Pasques, Fayard, 304 pages, 15 euros. 

Héritage, Christophe Gavat, Fayard, 304 pages, 15 euros.

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