
Le choc est immense. Mercredi 21 mai, aux abords du musée juif de Washington, un homme armé a ouvert le feu sur un groupe de quatre personnes, tuant deux employés de l’ambassade d’Israël aux États-Unis. L’assaillant, un homme de 30 ans originaire de Chicago, aurait crié « Free Palestine » avant d’ouvrir le feu. Donald Trump a réagi sur son réseau Truth Social, dénonçant des « meurtres horribles » et « évidemment motivés par l’antisémitisme ».
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Dans la foulée de l’attaque, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a ordonné jeudi de renforcer la sécurité de toutes les représentations diplomatiques de son pays dans le monde. Il voit dans cet attentat le fruit d’une « furieuse incitation » à la violence contre Israël, sur fond de protestations propalestiniennes liées à la guerre en cours à Gaza. Les opérations militaires israéliennes dans l’enclave, lancées pour anéantir le Hamas après l’attaque du 7-Octobre, ont suscité une vague de mobilisation dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis.
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« Les horreurs du passé ne doivent pas revenir »
Après l’annonce de la tragédie, les réactions ont afflué partout dans le monde. En France, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réagi en ces termes : « Le meurtre de deux membres de l’ambassade d’Israël près du Musée juif de Washington est un acte odieux de barbarie antisémite. Rien ne saurait justifier une telle violence. » Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonathan Arfi, a exprimé « tristesse » et « colère », dénonçant une attaque qui, selon lui, « prolonge ailleurs dans le monde les attaques antisémites du 7-Octobre ».
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La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, s’est dite « choquée » et a rappelé que « la haine, l’extrémisme et l’antisémitisme n’ont pas et ne devraient pas avoir de place dans nos sociétés ». En Italie, le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a condamné « avec force des scènes de terreur et de violence », qualifiant l’attaque de « meurtre ». « L’antisémitisme […] doit être arrêté, les horreurs du passé ne doivent pas revenir », a-t-il mis en garde.
Un « acte odieux »
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s’est dit « horrifié » par ce qu’il qualifie de « crime antisémite épouvantable ». « Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et à leurs collègues en ce moment terrible », a-t-il écrit sur X. En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a dénoncé un « acte odieux ». « Je suis consterné par la nouvelle du meurtre de deux employés de l’ambassade d’Israël à Washington. À l’heure actuelle, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’un acte antisémite », a-t-il précisé.
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À New York, le représentant permanent d’Israël aux Nations unies, Danny Danon, a parlé d’un « acte dévoyé de terrorisme antisémite ». Dans un communiqué, il a dit sa confiance dans la capacité des autorités américaines à prendre « des mesures fortes contre les responsables de cet acte criminel ».
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