«Je ne vois pas pourquoi on recevrait tous les gens du Lot-et-Garonne. » Philippe Lamotte, le maire de Lartigue, en a eu assez, rapporte le journal Sud Ouest. À force de voir les voitures venues du Lot-et-Garonne traverser son village à toute heure, il a décidé de poser un panneau de sens interdit sur une voie communale, à l’intersection de la D10, instaurant ainsi un sens unique. Une manière assumée de détourner le flot de véhicules vers des itinéraires alternatifs.
« La circulation a été multipliée par 10 en quinze ans, explique le maire au Figaro. En plus, nous avons mis une limitation de vitesse à 30 kilomètres heure, mais certains passent à 80 sur cette voie très étroite. Il y a des camions énormes qui ne se gênent pas pour passer la nuit ! » Mais ce coup de colère a des conséquences.
Le sens interdit laisse une myriade d’automobilistes désemparés, des GPS en panique et des élus voisins furieux. Dans ces zones rurales, où les routes sont aussi précieuses que les amitiés entre maires, le panneau passe mal. « La manière dont il l’a fait, c’est insupportable », s’insurge auprès de Sud-Ouest Fabienne Barbot, maire de Giscos, une commune voisine de Lartigue qui ajoute être « à deux doigts de mettre un panneau dans l’autre sens, comme ça, plus personne ne pourra y aller ».
Sur le plan légal, le maire affirme être dans son droit, en tant qu’autorité de police municipale. Mais des élus du Lot-et-Garonne auraient saisi les services de l’État pour obtenir des clarifications. En attendant une éventuelle réponse administrative, la tension grimpe entre communes voisines. Mais, pour l’heure, le panneau tient bon.






