Ce qui devait être une fête a viré au cauchemar. Constantin, un lycéen breton de 17 ans venu célébrer la qualification du PSG en finale de la Ligue des champions le 7 mai sur les Champs-Elysées, a déposé plainte pour violences policières. Le parquet de Paris a confirmé avoir saisi l’IGPN, la police des polices, afin de faire la lumière sur cette intervention controversée.
Selon la plainte, l’adolescent se trouvait à Paris pour des oraux d’admission dans l’enseignement supérieur. Il s’est joint aux célébrations sur l’avenue parisienne lorsqu’il s’est retrouvé au milieu d’une « charge de policiers ou de CRS ou de gendarmes », sans avoir observé le moindre incident préalable. « Je n’ai pas compris pourquoi les forces de l’ordre ont chargé », déclare-t-il.
Pris au dépourvu, Constantin affirme avoir reçu plusieurs coups de matraque, notamment à la tête, dans le dos et à l’épaule gauche. Déséquilibré, il chute d’une rambarde d’accès à un parking, tombant de trois à quatre mètres. « Sonné, je me mets en boule », raconte-t-il. Mais le jeune homme accuse un agent de l’avoir ensuite rejoint au sol pour lui asséner « environ cinq coups de matraque supplémentaires », avant de le « soulever » et de le « jeter au sol » une nouvelle fois.
Les blessures sont graves : Constantin a dû être opéré pour des « fractures déplacées des phalanges du pouce droit », avec une incapacité fonctionnelle estimée à 45 jours, potentiellement prolongée selon l’évolution. « Le déchaînement de violence du policier aurait pu entraîner sa mort », s’indigne son avocat, Me Pierre Brunisso, qui dénonce une action « aux antipodes du maintien de l’ordre ».




