
Ce samedi 24 mai, à partir de 18h40 sur France 2, le jury présidé par Juliette Binoche dévoilera le palmarès du 78e Festival de Cannes. Deux films restent en lice pour la Palme d’or : Jeunes mères des frères Dardenne, sorti en salles ce jour, et The Mastermind de Kelly Reichardt.
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Bien que le verdict du jury demeure secret, plusieurs œuvres ont suscité l’enthousiasme des critiques, notamment Sirât d’Oliver Laxe, The Sound of Falling de Mascha Schilinski, Valeur sentimentale de Joachim Trier, L’agent secret de Kleber Mendonça Filho, Un simple accident de Jafar Panahi et Nouvelle vague de Richard Linklater.
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Un trophée chargé d’histoire
Créée en 1955, la Palme d’or s’inspire de la palme figurant sur les armoiries de la ville de Cannes, elle-même issue d’une légende liée à saint Honorat. Selon la tradition, ce dernier aurait grimpé sur un palmier pour échapper à une inondation destinée à purifier l’île des serpents qui l’infestaient.
Ce symbole a été choisi pour représenter la victoire et la résilience. La première Palme d’or a été remise au film Marty de Delbert Mann. Après une interruption entre 1964 et 1974, le trophée a été réintroduit en 1975 et est depuis devenu l’emblème incontournable du Festival de Cannes.
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Un chef-d’œuvre d’artisanat
Depuis 1998, la maison suisse Chopard est chargée de la fabrication de la Palme d’or. Ce bijou d’exception est réalisé à la main par sept artisans dans les ateliers genevois de la marque. Le trophée est composé de 19 folioles en or 18 carats certifiés « Fairmined », reposant sur un socle en cristal de roche taillé en forme de diamant émeraude. Chaque Palme nécessite environ 40 heures de travail minutieux. Une seconde Palme est toujours préparée en cas d’ex æquo ou d’incident.
Une légende du cinéma
Soulever la Palme d’or, c’est entrer dans l’histoire du cinéma. Les cinéastes les plus célèbres y ont inscrit leur nom : Fellini (La Dolce Vita), Coppola (Apocalypse Now), Kurosawa (Kagemusha), Haneke (Le Ruban blanc), Campion (La Leçon de piano), ou plus récemment Bong Joon-ho (Parasite) et Justine Triet (Anatomie d’une chute).
En 2024, c’est Sean Baker qui avait ému le jury avec Anora, chronique poignante sur l’Amérique des marges. Cette année, les frères Dardenne, déjà deux fois lauréats (1999, 2005), pourraient entrer dans un cercle encore plus fermé en décrochant une troisième Palme.
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