
Daniel Fasquelle, trésorier remercié par Bruno Retailleau pour être remplacé par Pierre Danon, entrepreneur et homme clef de la campagne de François Fillon en 2017, mérite en effet des remerciements. Lorsqu’il récupère le poste en 2014, le parti est plombé par 75 millions d’euros de dette, conséquence notamment de l’affaire Bygmalion, société de communication qui avait dépensé sans compter lors de la campagne présidentielle de 2012.
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Dix ans plus tard, le montant de la dette a fondu à 8 millions d’euros. Réduction des permanents et surtout vente du siège – un immeuble entier rue de Vaugirard – pour des locaux plus modestes et mieux situés – place du Palais Bourbon, à quelques mètres de l’Assemblée – par Daniel Fasquelle et sa gestion de bon père de famille ont permis de trouver des moyens pour la campagne des municipales qui arrive. Les deux tiers du million et demi récupérés grâce au puissant mouvement d’adhésions de ces derniers mois seront reversés aux fédérations et deux millions d’euros sont déjà provisionnés dans la colonne « actions politiques ».
Pour attirer de nouveaux convertis, Franck Louvrier préconise de s’appuyer sur les élus locaux, les maires
Avec à peine quarante députés, le parti a vu fondre le montant de la dotation de l’État, mais avec des comptes presque apurés, il s’assure la possibilité de lever des fonds pour la campagne présidentielle de 2027. Reste l’essentiel, après avoir rallumé le moteur, comment passer la surmultipliée pour retrouver les grandes heures du mouvement gaulliste ? « Un parti, c’est fait pour se réunir », disait Nicolas Sarkozy, en clair il faut traiter les élus, les faire travailler. « Il y a tout à revoir, glisse Franck Louvrier, maire de La Baule, aujourd’hui les Français ne veulent pas travailler plus, comme en 2007, ils veulent travailler mieux. Sur l’écologie, tout le monde est pour, mais avec quelle stratégie ? » Pour attirer de nouveaux convertis, Louvrier préconise de s’appuyer sur les élus locaux, les maires, avec lesquels les états-majors ont souvent perdu le lien avec l’instauration du non-cumul des mandats, les députés étant devenus des experts « hors-sol ».
Et pourquoi pas, une tournée des plages dès cet été ? Nicolas Sarkozy, avec l’UMP, avait inauguré le concept à l’été 2005, soit deux ans avant la présidentielle, et la caravane avait reconduit sa tournée les étés suivants – distribuant goodies et organisant des jeux –, pour assurer le service après-vente une fois Sarkozy élu. Un succès d’image dont l’emblème, des tongs laissant dans le sable l’empreinte des lettres UMP, avait été un des tubes… de l’été.
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