L’essentiel
- Le 17 mars dernier, l’abbé Devred est ligoté et violenté à son domicile, au sein même du presbytère, à Cambrai. Un calice, une montre et de l’argent lui avaient été volés.
- Quatre jeunes, âgés de 18 à 21 ans, sont arrêtés le 20 mai dernier et placés en détention provisoire. Deux d’entre eux sont des frères multirécidivistes. Les deux autres viennent d’Algérie et de Tunisie, ils ont des casiers vierges, mais l’un d’entre fait l’objet d’un OQTF.
- Ils ont été présentés au tribunal judiciaire de Cambrai ce lundi 26 mars, et leur jugement a été renvoyé au 10 juillet prochain. La victime a décidé de ne pas se constituer partie civile, et ne demande donc pas de réparation financière.
Les quatre hommes suspectés d’avoir ligoté l’abbé Devred, à son domicile à Cambrai, seront jugés le 10 juillet en comparution immédiate, indique France Bleu. Leur audience, qui était initialement prévue ce lundi 26 mai, a été renvoyée par le tribunal judiciaire pour qu’ils aient le temps de préparer leur défense.
L’abbé âgé de 96 ans avait été ligoté et violenté au sein même de son presbytère, le 17 mars dernier. Un calice, une montre et de l’argent lui avaient été volés.
Deux frères multirécidivistes parmi les suspects
Les quatre agresseurs présumés, âgés de 18 à 21 ans, ont été interpellés le 20 mai dernier. La police avait organisé leur arrestation à 6 heures du matin, ce jour-là, dans un squat de Cambrai. Deux d’entre eux avaient essayé de s’enfuir par les toits. Ils ont par la suite été placés en détention provisoire. L’un des suspects a dû faire des allers-retours à l’hôpital après s’être gravement blessé et ouvert le bras lors de sa tentative de fuite.
Parmi les prévenus, deux frères de 18 et 21 ans nés à Cambrai et Saint-Quentin. Tous deux sont multirécidivistes. Le plus jeune a été condamné en février à six mois de prison avec sursis pour des faits de violences aggravées et la semaine précédant le renvoi de cette affaire, il a également écopé de cinq ans de prison ferme pour « des faits similaires », de séquestration et de vol, rapporte toujours France Bleu. Son aîné compte déjà dix condamnations pour vol aggravé et violences conjugales, entre autres.
« Séquestration, vol aggravé, violences volontaires »…
Les deux autres suspects, de 18 et 19 ans sont originaires d’Algérie et de Tunisie. Si leurs casiers sont vierges, le plus jeune avait reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF), trois jours avant l’agression de l’abbé Devred. Ils s’étaient rencontrés dans un centre d’accueil pour mineurs isolés, et sont tous deux scolarisés dans la région.
Les deux binômes s’accusent mutuellement, à tel point que des menaces ont été lancées par les deux frères. Alors pour leur sécurité, ils ont été incarcérés dans des prisons différentes, à Arras, Valenciennes et Douai. Ils seront jugés pour « séquestration », « vol aggravé », « violences volontaires » avec pour circonstances aggravantes que tous ces faits ont été commis « en réunion » et sur une « personne vulnérable ». La victime a décidé de ne pas se constituer partie civile, et ne demande donc pas de réparation financière.




