
Samedi 25 mai, la mairie de Strasbourg a accueilli une délégation du camp palestinien d’Aïda. Keffieh sur les épaules, l’édile écologiste Jeanne Barseghian a posé aux côtés des membres de cette délégation. Ces derniers lui ont d’ailleurs offert une carte niant l’existence d’Israël dans le cadre de ce nouveau jumelage de la ville alsacienne. La mairie a ainsi suspendu celui qu’elle avait noué il y a plus de trente ans avec la ville israélienne de Ramat Gan.
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Cette décision a fait bondir de nombreux de la communauté juive, notamment le Crif. « C’est indigne de la ville de Strasbourg et de l’Histoire de cette ville », a dénoncé auprès de CNews Sophie Cohen-Elbaz, vice-présidente du Crif en Alsace. La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme a de son côté annoncé suspendre son action éducative prévue avec la ville de Strasbourg au mois de juin : « Madame la maire, vous avez instillé un malaise profond chez une partie de vos administrés, mais bien au-delà, chez tous les citoyens de notre pays, qui face aux menaces internationales, placent la concorde nationale devant toutes autres formes de considération. »
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Dans son communiqué, la Licra poursuit : « Le militantisme aux accents antisionistes ne nous paraît ni compatible avec le message d’espoir qui doit être porté auprès de la jeunesse, ni avec les valeurs universalistes et antiracistes que défend notre association. » Avant de juger que l’édile a « le devoir de clarifier la situation et ses intentions » et de désavouer « ce cadeau empoisonné fait dans un bâtiment de la République ».
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