
Un message qui ne passe pas. Le préfet de Marseille Georges-François Leclerc a signalé au titre de l’article 40 un tweet de l’avocat Rafik Chekkat, selon des informations d’Europe 1. Dans une publication du 25 mai dernier, ce dernier a réagi au rapport sur les Frères musulmans rendu public la semaine dernière. « L’œuvre latente du Juif est très difficile à analyser, il y a là toute une action souterraine, dont il est presque impossible de saisir le fil », a-t-il écrit, reprenant une citation tirée du livre antisémite La France juive d’Edouard Drumont.
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Selon le préfet, cette citation peut être interprétée de deux façons. « La plus évidente est de sous-entendre que les Juifs, par leur action souterraine, sont à l’origine du rapport gouvernemental et de la persécution alléguée aux Frères musulmans », a-t-il jugé auprès de la station de radio. La seconde serait « de placer sur un pied d’égalité, d’une part les Juifs et les persécutions qu’ils ont connues, et d’autre part les Frères musulmans qui font l’objet du rapport ».
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Faire un parallèle entre le gouvernement et Edouard Drumont – connu pour son antisémitisme en France à partir de la fin du XIXe siècle – est « infamant », affirme Georges-François Leclerc. Le haut fonctionnaire estime ainsi que les propos de Rafik Chekkat, conseil d’Elias Imzelène, condamné en appel pour avoir appelé à l’Intifada en 2024, constituent une ou plusieurs infractions pénales.
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