L’essentiel
- Paul Varry, un cycliste de 27 ans, est mort en octobre 2024 à Paris, renversé par un SUV après une altercation avec son conducteur.
- Le mis en cause, actuellement incarcéré et accusé d’homicide volontaire avait expliqué avoir « perdu le contrôle de son véhicule dans le stress et l’angoisse d’une situation conflictuelle dont il cherchait à se dépêtrer ».
- Un récent rapport d’accidentologie conclut au contraire que le conducteur avait « braqué les roues », en direction du cycliste, avant d’accélérer.
Peu croyaient en la version « involontaire » livrée par l’automobiliste qui avait mortellement percuté avec son SUV Paul Varry, un cycliste de 27 ans, à Paris. L’acte volontaire semble désormais être une quasi-certitude. Telle est du moins la conclusion du rapport d’accidentologie consulté par Le Figaro, et qui accable le conducteur.
Ce 15 octobre 2024, à l’heure de la sortie des bureaux, la circulation parisienne est congestionnée. Paul Varry remonte alors la piste cyclable lorsqu’une voiture s’engage derrière lui pour esquiver les bouchons. Une altercation entre les deux hommes survient alors avant que le conducteur écrase et tue le jeune homme.
Accusé d’homicide volontaire et actuellement en détention, le mis en cause avait alors avancé au juge avoir « perdu le contrôle de son véhicule dans le stress et l’angoisse d’une situation conflictuelle dont il cherchait à se dépêtrer ».
Une explication que vient contredire ce rapport d’expertise qui établit que le conducteur a dû effectuer « une action sur le volant vers la gauche pour braquer les roues » et qu’il ne pouvait ainsi pas ignorer la présence du cycliste, situé dans l’angle avant de la voiture, équipée d’un avertisseur d’obstacle lumineux et sonore.
Le rapport conclut également que le conducteur a relâché le frein avant d’appuyer sur l’accélérateur, et que malgré un premier contact avec le corps de la victime, la voiture a poursuivi son mouvement, lui roulant dessus par deux fois, avec la roue avant, puis la roue arrière.
Ce décès avait suscité une vive émotion et de multiples réactions. Une manifestation contre la « violence motorisée » avait suivi. La Mairie de Paris avait également annoncé son intention de renommer un lieu à sa mémoire.




