
Le verdict est tombé. Un Afghan âgé de 16 ans a été condamné, ce mercredi 28 mai, par le tribunal pour enfants de Châteauroux à 8 ans de prison ferme pour le meurtre de Matisse en avril 2024. Le procès avait débuté à huis clos ce lundi 26 mai. L’auteur des faits risquait une peine maximale de 15 ans de prison en raison de sa minorité, mais le tribunal a retenu une altération de son discernement.
Publicité
La suite après cette publicité
Le 27 avril 2024, Matisse, âgé de 15 ans, était poignardé à mort au pied d’une barre d’immeuble de Châteauroux par ce mineur afghan du même âge que lui, qu’il connaissait depuis plusieurs semaines. Le motif de cette agression sauvage est dérisoire : Matisse aurait critiqué un morceau de rap écrit par l’autre adolescent. Vexé, ce dernier aurait alors proposé à Matisse d’en découdre en « un contre un » dans un hall d’immeuble. Furieux d’avoir perdu la bagarre, il serait ensuite allé chercher un couteau chez lui avant de poignarder Matisse à plusieurs reprises au thorax et dans la zone du cœur.
La suite après cette publicité
Le week-end précédant le meurtre de Matisse, le condamné avait été interpellé après avoir mis une lame sous la gorge d’un jeune homme dans un parc de Châteauroux pour lui voler son téléphone portable. Le condamné, qui n’hésitait pas à se filmer avec un couteau et à afficher son hostilité envers la police sur les réseaux sociaux, avait alors été placé sous contrôle judiciaire.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Matisse avait entamé un CAP de cuisinier au centre de formation d’apprentis de Châteauroux. Avant l’ouverture du procès, son père, Christophe, se souvenait avec tendresse et émotion « d’un gamin bien dans sa peau, plein d’humour, blagueur, taquin, un poil timide au début mais très sociable », un adolescent « qui n’aimait pas du tout les conflits et avait tendance à apaiser le monde ».
Par ailleurs, la mère de l’assaillant, âgée de 37 ans au moment des faits, avait également été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire. Elle aurait asséné des gifles à la victime alors qu’il venait de recevoir les coups de couteau fatals. Elle sera prochainement jugée devant le tribunal correctionnel pour les faits qualifiés de violences sur personnes vulnérables sans incapacité.
Source : Lire Plus






