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Face à l’entrisme islamiste, la main tremblante de l’État



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29 Mai 2025
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Face à l’entrisme islamiste, la main tremblante de l’État
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« Réseaux tentaculaires », « caractère subversif », « menace pour la cohésion nationale » : le rapport du ministère de l’Intérieur sur l’entrisme islamiste ne lésine pas sur les termes pour qualifier le péril qui plane sur la France et ses institutions républicaines.

Pourtant, l’ampleur du constat semble accoucher d’une réponse bien timorée. Un abîme sépare le diagnostic des mesures envisagées. Interrogé sur l’opportunité d’interdire les Frères musulmans, le ministre de l’Intérieur écarte cette hypothèse, tout en entretenant une ambiguïté troublante : « La seule interdiction de la structure des Frères musulmans n’apporterait, en définitive, que peu de bénéfices concrets », a-t-il déclaré, plaidant pour une entrave aux activités de la mouvance, sans toutefois préciser en quoi cette approche s’oppose à une interdiction formelle.

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Le jour même de la publication du rapport, la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) dévoilait une note rédigée par le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, préfacée par M. Retailleau. Le premier relate son expérience sur le terrain : « Nous luttons avec des entraves comparables à des sacs de plomb aux pieds », déplore ce document, qui déplore les obstacles juridiques freinant la lutte contre l’entrisme islamiste. Si l’État de droit est un pilier précieux de la civilisation occidentale, lui rend-on véritablement hommage en s’enchaînant à un formalisme désuet face à ses ennemis les plus farouches ? « La démocratie tend à ignorer, voire à nier, les menaces qui la visent, tant elle répugne à prendre les mesures nécessaires pour y répondre », déplorait Jean-François Revel.

Le pays de Molière s’est montré jadis bien plus intransigeant envers sa religion historique qu’il ne l’est aujourd’hui face à l’islam

À première vue, la pusillanimité de la France face aux fanatiques de Mahomet – qui ont jadis précipité la chute de la civilisation gréco-romaine en Afrique du Nord et au Proche-Orient, et ne comptent pas s’arrêter là – apparaît comme une anomalie singulière, eu égard à l’histoire tumultueuse du pays avec les religions. Jadis fille aînée de l’Église, la France a bâti ses institutions républicaines et modernes en opposition à cette mère spirituelle. Héritière des Lumières et de leur scepticisme envers les religions révélées, la Révolution française a versé, pour le meilleur ou pour le pire selon les perspectives, dans une brutalité inouïe à l’encontre du clergé.

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De l’obligation faite aux prêtres de prêter serment sous peine de représailles ou d’exil, jusqu’à leur mariage forcé, la naissance de la France moderne ne fut pas une promenade de santé. Après une période d’accalmie, la IIIe République – qui fut loin d’être une dictature – fut traversée par de puissants courants anticléricaux, flirtant parfois avec un athéisme d’État. « La laïcité, dans l’esprit et la pratique de ses fondateurs, ne signifiait nullement une neutralité religieuse de la puissance publique : elle était une entreprise militante, un combat acharné contre le catholicisme et son influence en France », souligne l’écrivain Jean Sévillia. « Mon ambition, proclamait Jules Ferry, est d’organiser l’humanité sans Dieu ni rois. » Le père de l’instruction laïque estimait que « la République est condamnée si l’État ne se libère pas de l’Église, s’il ne dissipe pas les ténèbres du dogme ».

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Ainsi, tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle, jusqu’à la séparation des Églises et de l’État en 1905, une série de mesures énergiques visèrent à affranchir la société française de l’emprise du catholicisme. Exclusion du clergé du Conseil de l’instruction publique et des conseils académiques ; fermeture de centaines de couvents ; éviction du personnel ecclésiastique des écoles primaires publiques puis de l’enseignement ; fichage des militaires assistant à la messe ; destitution de centaines de magistrats entravant l’application des décrets anticléricaux ; sans oublier les expulsions massives des congrégations en 1880, puis à partir de 1902, qui conduisirent à l’exil de dizaines de milliers de religieux et religieuses.

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Tel est le paradoxe français : le pays de Molière s’est montré jadis bien plus intransigeant envers sa religion historique qu’il ne l’est aujourd’hui face à l’islam, qui fait passer l’Église des temps médiévaux pour un parangon d’humanisme.

« Ce n’est pas porter atteinte à la liberté que d’empêcher la formation, au sein de la société, d’institutions vouées à la détruire, fondées sur l’abolition de la liberté individuelle et destinées à saper le régime politique et social dont elles se prévalent pour œuvrer sans relâche à sa ruine », affirmait Émile Combes, alors président du Conseil, dans son combat contre l’Église. Une maxime qui mériterait d’être appliquée sans distinction à toutes les organisations islamistes et à leurs membres, quelles que soient leur implantation, leur ancienneté sur le sol français ou la couleur de leur passeport. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.

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