
Cible de menaces « sérieuses » et « réitérées » selon le ministère de l’Intérieur, le premier business angel de France est dans le viseur de l’ultra-gauche. Ce 19 mai, le fondateur de Smartbox Pierre-Édouard Stérin a déposé « 24 plaintes suite à des menaces de mort très nombreuses ». Parmi elles figurait le slogan « Stérin décapitation », formulé par le collectif « Actions Féministes Tours ».
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Menace de mort suggérée
Le 6 mai dernier, le groupuscule militant avait collé la menace en lettres capitales dans une rue tourangelle, en opposition à la tenue au Grand Théâtre d’un gala de charité organisé par les « Nuits du bien commun », dont il est l’un des cofondateurs. Ce lundi 26 mai, l’avocat du créateur du fonds d’investissement Otium Capital, Me Louis Caillez, a adressé un courrier à la place Beauvau pour demander une procédure de dissolution administrative du collectif. Une information relayée par nos confrères du Figaro.
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Sur son compte Instagram, « Actions féministes Tours » s’en prend aux « idéaux réactionnaires » de l’homme d’affaires conservateur, tout en montrant des militantes poser devant le collage : « Stérin décapitation ».
Un collectif d’extrême gauche aux slogans ultra-violents
Sur les réseaux sociaux du collectif figurent d’innombrables clichés de collages placardés dans les rues des métropoles françaises. L’organisme d’ultragauche, qui se définit comme un mouvement « féministe » et « antifasciste », s’en prend notamment au Rassemblement national – « un parti négationniste, antisémite et raciste », selon ses militantes. Sur la question migratoire, « Actions Féministes Tours » demande que tous les sans-papiers soient régularisés ; sur l’islam, le collectif d’extrême gauche dénonce l’interdiction de l’abaya à l’école, une « obsession postcoloniale » dans un pays en proie à l’« islamophobie ». Les militantes d’« Actions Féministes Tours »s’en prennent également à la justice, « complice » selon elles d’entretenir la « culture du viol » qui prévaudrait en France.
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« Ni mari, ni patron », « à bas le patriarcat » ou encore « mon corps, mon choix et ferme ta gueule ! » figurent également parmi leurs slogans. D’autres font preuve d’une violence décomplexée : « Mort aux patrons », « Darmanin brûle », « cramons les CRA (les centres de rétention administrative abritant des clandestins avant leur expulsion, NDLR) », ou encore « Stop au communautarisme des riches hommes blancs, on en a décapités pour moins que ça ». Le message est on ne peut plus clair : « brûl(ez) les riches » et « cramez les flics », exhorte le groupe militant…
« Une série d’atteintes très graves à l’ordre public »
L’une des membres du collectif, contactée par Blast, tente de justifier la virulence extrême du slogan employé à l’encontre de Pierre-Édouard Stérin : « On a écrit “décapitation” car c’est une référence symbolique aux rois et aux dominants qui ont été guillotinés, mais qu’il se rassure, nous n’avons pas l’intention de lui couper la tête. C’est une expression forte pour montrer notre opposition radicale à la bourgeoisie réactionnaire, mais absolument pas une menace de mort ». Des allégations qui, pour autant, tombent sous le coup de la loi française.
Pour l’avocat de Pierre-Édouard Stérin, Me Louis Caillez, Actions Féministes Tours « est de toute évidence un groupe organisé et structuré, qui réfléchit mûrement ses actions et choisit à dessein des mots extrêmement violents pour exciter les consciences et pousser au crime, avant de revendiquer son activisme sur les réseaux sociaux, pour lui donner encore plus de résonance et toucher le plus large public possible », écrit-il dans sa lettre adressée à Bruno Retailleau. Selon lui, « l’ensemble de ces publications constitue la signature de la commission d’une série d’atteintes très graves à l’ordre public ».
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