
La quête a pris fin ce samedi 31 mai dans une Allianz Arena ivre de chants et de bonheur : quatorze ans après l’arrivée du Qatar à sa tête, le PSG a enfin décroché son étoile, celle qu’il est désormais libre de broder sur son maillot. « Rêvons plus grand », clamaient ses nouveaux patrons dès 2011. Le slogan s’était rapidement étalé en lettres capitales – fatalement – au fronton des tribunes du Parc des Princes, devenant la ligne directrice de l’institution. Dans une valse à mille temps et 2 000 millions d’euros sans équivalent, les stars mondiales se sont succédé (Beckham, Cavani, Zlatan, Neymar, Mbappé, Messi…) mais jamais la Ligue des champions ne semblait vouloir succomber aux charmes de ce prétendant empressé. Il y a donc une douce ironie à voir le PSG sacré – et de quelle manière ! – l’année où sa vedette fut avant tout l’équipe elle-même.
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Le mérite en revient d’abord à son président Nasser Al-Khelaïfi qui, après avoir claironné chaque été que « le bling-bling est terminé » sans vraiment tenir parole, a su se remettre en question et introniser des professionnels aussi reconnus qu’imperméables à la pression. Qui croyait Luis Enrique quand il soutenait mordicus que son équipe serait meilleure en 2025 malgré le départ de Kylian Mbappé ? Qui défendait le technicien espagnol au cœur d’un automne sur un fil où ses attaquants peinaient à cadrer une frappe malgré des prestations de haut vol ? Qui prenait Luis Campos au sérieux quand le conseiller football multipliait les signatures d’espoirs sans grandes références ? Jeux d’agents malsains et grosses commissions à la clef, entendait-on alors. Résultat : Vitinha, Barcola, João Neves, Pacho ou encore le si bien nommé Désiré Doué ont été parmi les acteurs les plus décisifs de cette épopée triomphale, façonnés par Luis Enrique et un staff à la hauteur du somptueux Campus de Poissy, indispensable laboratoire de la performance.
Reste à savoir désormais si, avec un avenir au Parc très incertain, Paris restera… à Paris
Ce dimanche 1er juin, le PSG est un éclatant champion d’Europe, il a remporté toutes les compétitions dans lesquelles il était engagé et les observateurs du monde entier louent son jeu et son état d’esprit. Qu’ils sont loin, les tombereaux de critiques qui s’abattaient à chaque élimination sévère ou humiliante pour mieux déplorer le projet d’un club-État qui, de toute façon, ne fera jamais l’unanimité. Reste à savoir désormais si, avec un avenir au Parc très incertain, Paris restera… à Paris, pour poursuivre son rêve et d’autres étoiles.
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