
Désignée comme l’industrie vestimentaire produisant en grande quantité et à bas coût, la « fast fashion » est ciblée, en France, par une proposition de loi destinée à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile.
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La « fast fashion » que l’on pourrait traduire par « mode rapide » ou « mode éphémère », désigne l’ensemble des enseignes de l’industrie de la mode qui proposent une très grande variété d’articles à des prix défiant toute concurrence. Ces prix bas s’expliquent notamment par la qualité relative du produit, qui incite le consommateur à acheter plus régulièrement.
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Une marque de fast fashion peut sortir jusqu’à 36 collections par an, contre quatre environ pour une marque de mode classique. Ces marques, comme Shein, Temu, H&M ou Zara, sont devenues de véritables empires économiques et font concurrence au secteur de l’habillement français.
Écologie, économie… quel est l’impact de la fast fashion ?
La « mode éphémère », qui conjugue surproduction, prix bas, surconsommation et besoin constant de renouvellement, a des conséquences sociales, écologiques et environnementales. L’industrie textile, généralement délocalisée, est en effet responsable de près de 10 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales — soit plus que les secteurs aérien et maritime réunis — et pourrait atteindre 26 % d’ici à 2050.
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Une proposition de loi « anti-fast fashion », portée par la députée Anne-Cécile Violland (Horizons) et déposée début 2024, a été adoptée en mars 2024 à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Elle a pour objectif de définir légalement la mode éphémère, de sensibiliser les consommateurs à son impact, de renforcer son malus écologique et d’interdire sa publicité. Elle est débattue au Sénat à partir du 2 juin.
L’enseigne Shein, au cœur des débats, avance l’argument du pouvoir d’achat pour convaincre les députés. Le lobbying de l’enseigne, incarné notamment par d’anciens responsables politiques comme l’ex-ministre de l’Intérieur Christophe Castaner — aujourd’hui conseiller du géant chinois en matière de responsabilité sociale et environnementale — est tout particulièrement pointé du doigt.
Quelles sont les alternatives à la fast fashion ?
Raccommoder ses vêtements ou même les coudre, investir dans des produits de meilleure qualité pour acheter moins souvent, acheter en seconde main ou des produits locaux… Les alternatives à la « fast fashion » sont nombreuses et permettent, notamment, de réduire son impact environnemental.
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