
François Bayrou a choisi la tribune de l’Assemblée nationale pour réagir, pour la première fois, aux violences qui ont éclaté après la victoire du Paris Saint-Germain face à l’Inter Milan, samedi soir (5-0). Après les scènes de saccage et les affrontements avec les forces de l’ordre, en particulier dans la capitale, le Premier ministre a plaidé, mardi 3 juin, pour « des peines minimales » afin de répondre à « l’exaspération » d’une grande partie de la population.
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« La première de ces réponses, c’est peut-être – le garde des Sceaux l’a proposé – que là où dans la loi sont inscrites des peines maximales, on puisse inscrire aussi des peines minimales », a-t-il affirmé lors des questions au gouvernement. Il a également appelé à ce que « l’aggravation des peines liées à des violences en réunion et à des violences préméditées, […] soit plus nette ». Selon lui, ces débordements n’arrivent pas spontanément : « Ces événements n’ont rien à voir avec une rixe dans un coin de rue. C’est prémédité, préparé, organisé. Ce sont des violences en réunion. » Le chef du gouvernement souhaite une « augmentation ou (une) amélioration de l’arrêt des circonstances aggravantes ».
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Le Premier ministre répondait au député Horizons Paul Christophe, qui avait réclamé des « peines courtes, fermes et immédiates ». Il a aussi salué le travail des forces de l’ordre « qui subissent ces assauts », recevant une salve d’applaudissements des parlementaires, debout, y compris – une fois n’est pas coutume – de la part des députés de La France insoumise.
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Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a lui aussi pris position ce mardi, sur les réseaux sociaux. Le garde des Sceaux propose ainsi de « faire évoluer radicalement la loi » en supprimant les aménagements de peine obligatoires et le sursis. L’ancien homme fort de Beauveau plaide également pour « mettre en place par la loi une condamnation minimum systématique une fois la culpabilité » reconnue. « Par exemple, trois mois de prison ferme (réellement exécutés) minimum pour toute agression envers un représentant de l’État ou encore amende très élevée pour toute destruction », a-t-il expliqué. D’après le parquet de Paris, trois comparutions immédiates ont eu lieu lundi, donnant lieu à des peines de prison avec sursis, allant de deux à huit mois, assorties d’amendes de 500 euros.
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