
Plus de 100 000 Afghans se trouvent dans l’Hexagone et forment ainsi l’une des communautés les plus importantes du pays. Le phénomène a été étudié dans une récente note pour la Fondapol et l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, que Le Point a pu consulter en exclusivité. Ce document, rédigé par Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), met en lumière les limites du modèle d’accueil et d’intégration français.
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Venus en masse depuis l’ouverture des frontières allemandes par Angela Merkel en 2015, les Afghans accueillis en France rencontrent notamment « des difficultés économiques » dans leur pays, où le PIB par habitant est cent fois inférieur à la moyenne européenne. Ils privilégient ainsi l’Hexagone pour tenter d’avoir une vie meilleure. D’autant que leur chance d’être accueillis et intégrés dans des États voisins de leur pays, comme l’Iran ou le Pakistan, serait difficile.
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De plus, selon cette note, la France, où près de 80 % des Afghans (qui la requièrent) obtiennent une protection, se montre particulièrement généreuse par rapport à d’autres pays européens. De quoi attirer davantage de demandeurs d’asile du pays. Au total, ces demandes concernent toutefois en grande majorité (85 %) les hommes.
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Un phénomène « culturel et pratique », explique Didier Leschi, qui précise que les Afghanes « ne peuvent par exemple se déplacer qu’accompagnées d’un membre de leur famille », et sont ainsi dissuadées de quitter leur pays.
À leur arrivée en France, les Afghans seraient ensuite confrontés à des problèmes d’intégration. En effet, plus de 40 % de ces hommes n’ont jamais été scolarisés, et 19 % ont un niveau ne dépassant pas l’école primaire, tandis que 10 % sont illettrés, relate Le Point. De quoi freiner leur apprentissage du français et à trouver un travail.
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Les Afghans sont également surreprésentés dans la délinquance, indique la note. Les données allemandes, plus précises que les françaises, attestent qu’ils sont cinq fois plus représentés parmi les suspects d’infractions. Ils le sont, en outre, 21 fois plus pour les abus sexuels sur mineurs. Didier Leschi y voit un lien avec « la violence culturelle inculquée dans le rapport entre hommes et femmes » menant donc à des difficultés à « intégrer les normes de civilité régissant les relations entre hommes et femmes ».
Face à ces problèmes d’intégrations, une juriste et professeur de droit public à l’université Lyon 3, Marie-Laure Brasilien-Gainche, évoquait une hypothèse surprenante en février dernier : que les Français « s’intègrent » aux immigrés. Une sortie qui n’avait pas manqué de faire bondir…
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