
L’adhésion de la Bulgarie sera formalisée le 8 juillet 2025 par les ministres des Finances de l’Union européenne, ouvrant la voie à une entrée dans la zone euro au 1er janvier 2026. Le pays deviendra alors le 21e membre de l’union monétaire, trois ans après l’entrée de la Croatie.
Publicité
Dans son rapport publié ce mercredi 4 juin, la Commission européenne conclut que la Bulgarie satisfait aux critères économiques exigés pour adhérer à la zone euro : stabilité des prix, discipline budgétaire, stabilité monétaire et convergence des taux d’intérêt avec les autres pays de l’UE.
La suite après cette publicité
Malgré le feu vert des institutions européennes, le ralliement de Sofia à la zone euro divise. Des milliers de manifestants ont exprimé leur opposition dans la capitale bulgare, redoutant une hausse des prix. Près de la moitié de la population se dit défavorable à l’euro, selon les derniers sondages. La perspective de l’adhésion alimente plus encore les discours eurosceptiques dans ce pays de 6,4 millions d’habitants, membre de l’UE depuis 2007.
La suite après cette publicité
La monnaie unique, créée en 1999 et entrée en circulation physique en 2002 a été adoptée par 20 États membres, les dernières adhésions à la zone euro étant la Slovénie (2007), Chypre et Malte (2008), la Slovaquie (2009), l’Estonie (2011), la Lettonie (2014), la Lituanie (2015), et la Croatie (2023). Avec l’entrée de la Bulgarie, pays le plus pauvre d’Europe aux côtés de la Roumanie, la zone euro comptera d’ici janvier 2026 près de 360 millions d’habitants.
En théorie, tous les pays de l’UE, à l’exception du Danemark, se sont engagés à adhérer à la zone euro une fois les considérations techniques remplies. Seule exception parmi les pays européens : le Danemark, qui après un référendum en 2000, avait rejeté l’euro et négocié une exemption.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, s’est réjouie d’un tel élargissement de la zone : « Félicitations Bulgarie ! », a-t-elle lancé, promettant au pays, « grâce à l’euro », une économie domestique « plus forte », de nouveaux investissements étrangers, ainsi que « plus d’emplois de qualité et de meilleurs revenus ».
Source : Lire Plus





