
Alors que La Nuit du Bien Commun s’apprête à avoir lieu ce jeudi 5 juin à la Cité des Congrès de Nantes, la préfecture de Loire-Atlantique a pris un arrêté pour interdire les rassemblements dans un large périmètre du centre-ville. Une décision préfectorale visant à prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public, alors que des organisations syndicales et l’ultra-gauche nantaises appellent à perturber la soirée caritative, considérant qu’il s’agit d’une « offensive idéologique réactionnaire ».
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L’annonce a été faite ce mercredi 4 juin, par communiqué de presse. Selon la préfecture nantaise, entre 400 et 800 opposants sont attendus ce jeudi 5 juin, « dont 150 à 200 militants formant un groupe à risque a minima ». « De graves risques de troubles à l’ordre public sont à anticiper » alerte le communiqué préfectoral, qui souligne la présence anticipée, parmi les contestataires, de« militants (d)es plus radicaux, qui pourraient […] mener des actions de dégradation ou de prises à partie des forces de l’ordre déployées ».
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Face aux risques de débordements signalés par les services spécialisés de sécurité, le préfet Fabrice Rigoulet-Roze a donc décidé d’interdire tout rassemblement non déclaré dans un large périmètre du centre-ville, du jeudi 5 juin à 15h jusqu’au vendredi 6 juin à 8h. L’arrêté proscrit également tout transport de carburant, d’artifices ou d’objets pouvant constituer une arme au cours de cette même période.
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En huit ans, la Nuit du Bien Commun a permis de récolter 24 millions d’euros au profit de plus de 480 projets associatifs. Si l’événement se présente comme apolitique et invite chaque année des élus de tous bords, la gauche radicale l’accuse de véhiculer des idées conservatrices. Dans son viseur, en particulier : Pierre-Édouard Stérin, homme d’affaires et cofondateur de l’événement – même si le milliardaire philanthrope ne siège plus au bureau de ce dernier.
Parmi les associations bénéficiaires de la fondation : Une lettre un sourire, qui lutte contre l’isolement des personnes âgées, ou Permis de Construire 44, œuvrant à la réinsertion de personnes placées sous main de justice.
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Plusieurs élus de droite et du centre ont salué la décision du préfet nantais d’interdire les manifestations annoncées. Julien Bainvel, conseiller municipal LR et candidat à la mairie de Nantes, a salué ce geste de précaution : « J’appelle la gauche et l’extrême gauche à la respecter »,a-t-il réagi. Laprésidente de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais (Horizons) s’est dite quant à elle « révoltée que des groupuscules d’extrême gauche, ouvertement relayés par des élus de la République, menacent physiquement les participants à la Nuit du Bien Commun […] qui a déjà permis d’aider des dizaines d’associations de proximité. »
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