
La fin des hostilités attendra. Après s’être une nouvelle fois entretenu au téléphone avec Vladimir Poutine, Donald Trump a annoncé, ce mercredi 4 juin, avoir eu une « bonne conversation » avec son homologue russe. Mais celle-ci n’a « pas mené à une paix immédiate » en Ukraine, a-t-il indiqué dans un message publié sur son réseau Truth Social, rapporté par l’AFP. De son côté, le Kremlin a jugé que l’entretien entre les deux chefs d’État avait été « positif » et « productif ».
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« Le président Poutine a dit, très fermement, qu’il allait devoir riposter aux récentes attaques » ukrainiennes contre des bombardiers russes, a poursuivi le dirigeant républicain. L’Ukraine avait lancé le week-end dernier une attaque de drones explosifs sur plusieurs aérodromes russes, détruisant ou endommageant de nombreux avions militaires. D’après le compte rendu de Moscou, Donald Trump n’aurait pas été prévenu par Kiev de ces frappes sur les aérodromes.
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Les deux dirigeants ont également évoqué l’Iran. Donald Trump n’a pas caché son impatience, alors que le Guide suprême Ali Khamenei a estimé ce mercredi qu’une proposition américaine en vue d’un accord sur le nucléaire allait à l’encontre des intérêts de son pays, sur fond de divergences liées à l’enrichissement de l’uranium. En outre, le président des États-Unis a accusé Téhéran de « traîner les pieds » dans les négociations et a ajouté qu’il voulait « une réponse définitive dans un laps de temps très court ».
Selon les déclarations du locataire de la Maison-Blanche, Vladimir Poutine a laissé entendre qu’il pourrait participer aux pourparlers qui se déroulent entre Iraniens et Américains. « J’ai dit au président Poutine que l’Iran ne pouvait pas se doter de l’arme nucléaire et je crois que nous sommes d’accord sur ce point », a-t-il écrit. Tout en jugeant que son homologue russe, qui entretient une relation étroite avec Téhéran, « pourrait peut-être jouer un rôle utile pour arriver à une conclusion rapide ». Toutefois, le Kremlin avait défendu mardi le « droit » de l’Iran à développer son énergie nucléaire civile, pays avec lequel il s’est rapproché depuis le début de la guerre en Ukraine.
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