
L’enseignement supérieur français serait-il en train de dérailler ? Ce lundi 2 juin, un étudiant en master de l’école d’urbanisme de Paris a déclenché une vive controverse en publiant sur X le titre de son mémoire de première année : « Les “fous du train” sur Twitter. L’émergence d’une ferrovipathie queer et politique ». Mateo, comme le suggère son pseudo sur le réseau social, ne s’attendait certainement pas à recevoir autant de réactions lorsqu’il s’est félicité d’être en vacances après avoir remis son travail…
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« La France a du mal à conserver ses meilleurs ingénieurs et scientifiques, mais on dispose tout de même de moyens pour financer des mémoires sur “l’émergence d’une ferrovipathie queer et politique”, s’est par exemple étonné le journaliste Hadrien Mathoux. « Il y a peut-être un léger problème d’allocation des ressources ? » s’interroge le directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
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« Quand je pense que mon université a refusé de me laisser faire un mémoire de fin d’étude sur “la sécurité, première des libertés” », s’est de son côté insurgée une collaboratrice du Rassemblement national. Et de pester : « Encore une preuve (s’il en fallait une) de l’idéologie qui règne dans nos universités. »
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« Ravi de contribuer à la blague en finançant ton merdier avec mes impôts, taxes et autres ponctions, a encore commenté un internaute. Juste un conseil : avec un diplôme aussi bidon, n’essaie même pas de chercher un vrai boulot ».
Loin de se démonter face à cette vague de critiques, Mateo, qui revendique sur son compte X faire partie des jeunes engagés au sein du Nouveau Front populaire à Paris, a répondu à bon nombre de ses détracteurs. « C’est pas un diplôme mais un mémoire, a-t-il précisé. Donc un des nombreux travaux remis à ma fac dans le cadre de mon master. Pour comprendre cette nuance faudrait déjà savoir lire ».
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« Mes études, c’est ce qui te permet d’avoir des Transports p’tit ingrat », a-t-il notamment lancé à Malo Tourquetil, ex-collaborteur parlementaire LR, qui avait qualifié son travail d’« inutile ». Si les commentaires négatifs sont légion sous le post, quelques utilisateurs ont tout de même soutenu Mateo : « Le sujet est potentiellement hyper intéressant, affirme l’un d’eux. Un mémoire n’est pas rémunéré. Les étudiants en fac sont les moins subventionnés de l’enseignement supérieur. »
Pour rappel, les universités françaises bénéficient de moyens exceptionnels : 40 milliards chaque année (l’équivalent de la moitié de l’impôt sur le revenu), l’essentiel provenant des contribuables, mais aussi des entreprises (pour 7 milliards).
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