Le samedi 31 mai 2025 au soir, Gérôme Beyries, premier adjoint au maire de Monferran-Savès, une petite commune du Gers, a été violemment agressé par un voisin lors d’une altercation. Alors qu’il célébrait l’anniversaire de sa fille, l’élu s’est rendu chez son voisin pour lui demander de baisser le volume de sa musique, jugée trop bruyante.
Elu agressé dans le Gers: “Je suis juste allé lui demander de baisser la musique. Il s’est jeté sur moi, je n’ai pas voulu répliquer.”
Gérôme Beyries, Premier adjoint au maire de Monferran-Savès témoigne sur @BFMTV pic.twitter.com/qHxSTK2eyu
— Boris Kharlamoff (@BorisKharlamoff)
La situation a rapidement dégénéré. Selon Gérôme Beyries, interrogé par BFM TV, le voisin, fortement alcoolisé, a refusé tout dialogue et l’a frappé à plusieurs reprises. Examiné par un médecin, l’élu s’est vu prescrire deux jours d’incapacité totale de travail (ITT). La scène, filmée par son épouse restée devant leur domicile, a conduit au dépôt d’une plainte à la gendarmerie dès le lendemain.
Pour Gérôme Beyries et Maryelle Vidal, maire de la commune, cette agression est directement liée à son statut d’élu. « Tout le monde savait qu’il était adjoint, nous sommes tous connus ici. Il a été agressé en tant qu’adjoint », a affirmé la maire à BFM TV. Cependant, la procureure d’Auch, en charge de l’enquête pénale ouverte pour violences ayant entraîné deux jours d’ITT et pour trouble à la tranquillité du voisinage, n’a pas retenu la qualité d’élu comme circonstance aggravante. Selon elle, l’incident s’est déroulé dans un cadre privé, et rien ne prouve, à ce stade, que l’agression visait spécifiquement l’adjoint au maire.
Cette affaire relance le débat sur la sécurité des élus locaux, souvent confrontés à des tensions dans l’exercice de leurs fonctions ou dans leur vie quotidienne.





