Un gendarme de 41 ans est décédé vendredi après avoir été heurté par un engin de chantier à Rouvray (Yonne) sur le lieu des fouilles du « cimetière » d’Emile Louis, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
« Affecté à la Cellule d’identification criminelle (CIC) du groupement de gendarmerie départementale de l’Yonne, l’adjudant Stéphane Plunian est décédé ce vendredi 6 juin 2025 dans un accident en service », a annoncé la gendarmerie nationale dans un communiqué diffusé vendredi soir.
Vendredi en début d’après-midi, « alors qu’il participait à une opération de police judiciaire », l’adjudant « a été heurté accidentellement par un engin de chantier. Malgré les premiers gestes prodigués par ses camarades et l’intervention rapide des secours, il n’a malheureusement pas pu être réanimé », précise-t-elle.
« L’adjudant travaillait à côté d’une pelleteuse » sur le chantier de Rouvray quand « il a reçu de manière accidentelle un coup de godet », a précisé le procureur d’Auxerre Hugues de Phily. Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire et a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Dijon. Une autopsie doit être réalisée: « C’était un de mes enquêteurs, nous sommes très marqués au parquet d’Auxerre », a confié le procureur.
« Nos sincères condoléances et tout notre soutien à sa famille, à ses proches et à ses camarades », écrit sur le réseau social X la gendarmerie, sous le hashtag Rouvray, lieu des fouilles du « cimetière » d’Emile Louis dans l’Yonne.
Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a également réagi vendredi soir sur X : « C’est avec une grande tristesse que je viens d’apprendre le décès en service d’un adjudant technicien en investigations criminelles de la gendarmerie de l’Yonne […]. J’adresse mes plus sincères condoléances et tout mon soutien à sa famille, à ses proches ainsi qu’à ses frères d’armes ».
Entré en gendarmerie le 27 octobre 2003, l’adjudant Plunian était affecté à la CIC du groupement de l’Yonne depuis 2016. Une cellule d’aide psychologique a été mise en place.
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Plus de 400 gendarmes sont mobilisés depuis le 26 mai pour ratisser le « cimetière » d’Emile Louis à Rouvray, non loin d’Auxerre, pour retrouver, 50 ans après leur disparition, d’éventuelles traces des victimes du tueur en série. Deux chaussures et un vélo, « probablement de femme et d’ancienne facture », ont été retrouvés lors de cette opération dont le coût s’élève à 100.000 euros, selon le procureur d’Auxerre Hugues de Phily, qui dit cependant rester « très prudent ».





